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Quel est le rôle du conseiller en gestion de patrimoine ?

Publié le 18/06/2018
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Faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine est de mise quand on a atteint une certaine assise financière. Quelle est sa fonction et quels sont ses engagements ? Beaucoup d’épargnants s’interrogent. Le conseiller en gestion de patrimoine, ou CGP, peut apporter une importante valeur ajoutée dans l’organisation et la consolidation d’un patrimoine. Son service ne se limite pas à orienter les avoirs financiers de ses clients. Il doit leur proposer une réflexion globale sur leur patrimoine, leur situation et leurs objectifs.

Biens immobiliers, ressources financières, enveloppes fiscales, dettes, allocation d’actifs, régime matrimonial, organisation familiale, situation et statut professionnels… Le CGP doit examiner non seulement le patrimoine, mais aussi l’ensemble des données pouvant avoir une incidence, directe ou indirecte, sur ce patrimoine.

Il s’assure ensuite que l’organisation en vigueur est conforme aux objectifs de son client, et qu’elle ne l’expose pas à des risques inconsidérés. Par exemple, dans le cas d’un client dirigeant d’entreprise, il évalue l’impact fiscal d’une cession insuffisamment préparée, afin d’anticiper au mieux la sortie. Il étudie aussi les coûts de succession, et oriente son client vers des solutions qui permettront de les revoir à la baisse.

Le médecin de famille du patrimoine
Le CGP est présent pour alerter lorsqu’un risque n’est pas bien couvert : il aide, par exemple, à s’assurer des revenus de remplacement en cas de maladie longue. Il préconise des solutions d’investissement adaptées à la situation financière, civile et fiscale de son client. Il n’est ni gestionnaire de fonds, ni notaire, ni avocat, ni expert-comptable, mais il agit comme un chef d’orchestre dans la mise en œuvre de la stratégie patrimoniale de son client. On le compare d’ailleurs souvent au médecin de famille, qui suit ses patients dans la durée et parfois sur plusieurs générations.

Il a un devoir de conseil et une obligation d’information, et doit signaler à sa clientèle les évolutions réglementaires, fiscales et juridiques. Pour cela, il s’engage à se tenir régulièrement à jour par le biais de formations obligatoires. Enfin, il est obligatoirement souscripteur d’une assurance en responsabilité civile pour que ses clients soient couverts en cas de litige.