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La macroéconomie ne fait pas tout sur les marchés

Publié le 11/04/2019
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La macroéconomie et les soubresauts de la Bourse sont une chose. La sélection des valeurs en est une autre. Pour bien identifier les valeurs propres à offrir une rentabilité à long terme, se concentrer sur la valorisation des entreprises reste essentiel.

Les perspectives macroéconomiques sont difficiles à anticiper et les marchés financiers se comportent eux aussi d’une manière peu prévisible à court terme. Les trimestres se suivent mais ne se ressemblent pas. L’année 2018 a ainsi été assez mouvementée puisque le dernier trimestre a vu une baisse sensible des marchés avec des craintes et des incertitudes face à une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine principalement, mais aussi une incertitude autour de la gouvernance institutionnelle et politique en Europe.

Pourtant ce début d’année a vu les marchés rebondir. Le premier trimestre a en effet vu un regain de confiance très marqué puisque l’essentiel de la baisse du dernier trimestre 2018 a été regagné au cours des trois premiers mois. On peut parler d’une progression des indices en moyenne de 10 à 15%.

Des craintes à court terme qui s’écroulent
Plusieurs raisons expliquent ce rebond, mais ce qui est surtout frappant c’est le caractère soudain de ce rebond. Ainsi, les craintes de très forte hausse des taux d’intérêt à court terme se sont estompées.Les taux américains à 10 ans, étaient passés en quelques mois de 1,36% à 3,2%  créant une inquiétude prononcée quant à l’accélération de la remontée des taux. Pourtant ils sont retombés à 2,6% ce trimestre. 

En Europe, les craintes sur les taux se sont en grande partie évanouies, avec une annonce de la Banque Centrale Européenne assurant une stabilité des taux au moins jusqu’en 2020. De même, les négociations américano-chinoises sur le commerce extérieur laissent penser qu’un accord pourra être trouvé dans les prochaines semaines. Enfin il semblerait que le Brexit puisse se faire de façon non totalement désordonnée… s’il finit toutefois par avoir lieu.

Les points d’attention doivent se porter sur les entreprises
La macroéconomie reste évidemment imprévisible mais il paraît raisonnable de dire que l’hypothèse d’une récession américaine à court terme a véritablement disparu. Et ce, même si les prévisions de croissance ont été abaissées aux Etats-Unis comme en Europe, à 3% outre-Atlantique et 1% en Europe. Il s’agit tout de même d’une croissance plus faible que l’an dernier ; il va donc falloir être particulièrement sélectif. 

Les publications des sociétés méritent une attention particulière, notamment celles des sociétés « pilotes » comme BASF dans la chimie ou Schneider spécialiste du matériel électrique. Ces deux entreprises donnent des signaux pertinents sur l’avenir et l’évolution économiques dans les trimestres qui viennent et dans un contexte de croissance modérée.

Ce qui est certain, c’est que les investisseurs doivent éviter de se laisser influencer par les soubresauts de la Bourse et s’inscrire dans le long terme pour bénéficier d’une performance grâce à la rentabilité des sociétés dans lesquelles le portefeuille est investi.

La volatilité est une éternelle répétition
Les marchés ont certes été très volatils ces derniers mois. Il faut toutefois savoir que la volatilité historique des marchés financiers est de 18% sur très longue période. Les niveaux actuels sont donc dans la normalité, même si 2019 reste imprévisible. Le pragmatique est donc de mise : quand la volatilité est haute elle a tendance à rebaisser et quand elle est basse elle a tendance à remonter. 

Et s’il doit y avoir des soubresauts à la baisse, il faut plutôt en profiter pour renforcer ses positions et s’alléger en cas de hausse des marchés afin de sécuriser son patrimoine.




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