En partenariat avec     
           

Voir tous les points de vue

L’analyse financière, le point essentiel d’une bonne sélection

Publié le 14/06/2019
upload/docs/image/jpeg/2019-06/shutterstock_153957728.jpg

Un portefeuille d’actions qui prendra de la valeur à terme doit être bien construit. Une bonne analyse permet de trouver les pépites qui délivreront de la performance à terme. Illustration par l’exemple.

Une bonne analyse financière permet de valoriser au mieux une entreprise en fonction de ses fondamentaux. C’est la différence entre la valeur sur le marché actions et la valorisation théorique d’une entreprise. En d’autres termes, la différence entre ce qui en fera une bonne cible ou non. Avoir en fond de portefeuilles certaines valeurs sous valorisées sur le long terme permet toutefois de limiter les effets négatifs de la volatilité.

Elis, une société au potentiel de croissance externe

Elis est une société européenne leader de la gestion de linge. Son activité est d’assurer la location, la livraison et le nettoyage de draps, serviettes… L’entreprise est par ailleurs présente dans les services d’hygiène, les fontaines d’eau notamment. Ses principaux clients sont donc des hôtels, des restaurants, des usines ou encore des hôpitaux.

Historiquement, la société s’appuie sur deux moteurs de croissance. La croissance organique qui est liée au phénomène d’externalisation des services non essentiels et n’étant pas le cœur de métier du client, notamment dans les hôtels et restaurants. Le second moteur de croissance résulte de la conquête de parts de marché et de consolidation de marchés régionaux au travers d’acquisitions. 

De manière générale, les acquisitions créent de la valeur puisqu’en consolidant le marché, Elis peut améliorer sa rentabilité, avec une politique de prix plus maitrisable que sur un marché morcelé. Dans le métier d’Elis, la proximité avec les clients et la présence sur les marchés locaux restent donc très importantes. C’est pourquoi, depuis quelques années, l’entreprise acquiert de petits concurrents à travers toute l’Europe. Et en 2017, Elis a acquis le britannique Berendsen, lui permettant de doubler de taille et de mettre en place un maillage plus complet en Europe du sud, Europe du Nord et dans les îles britanniques. Elle a donc un potentiel de croissance non négligeable en terme de valorisation.

IBM, la pépite qui surfe sur les nouveaux métiers

IBM est connue comme la tech américaine de renom, leader mondial des services informatiques. Pendant longtemps, l’entreprise a été perçue comme une valeur duale. D’un côté se trouvaient les métiers historiques d’infogérance et de conseil informatique augmentant faiblement mais dont les revenus étaient récurrents. De l’autre coté, il y avait les métiers plutôt liés aux tendances de fond, comme l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersecurité et l’analyse des données. Aujourd’hui, IBM est à une période charnière de son activité avec un virage marqué sur les métiers actuels et plus technologiques. C’est notamment le cas avec l’acquisition de Red Hat en 2018, une vedette dans le cloud hybride.

Aujourd’hui, ces nouveaux métiers sont passés de 30 à 50% de l’activité globale et la perception du marché devrait basculer prochainement. En effet, ces nouvelles activités à forte croissance sont très intéressantes pour les investisseurs et viennent renforcer la récurrence du métier de base. Un changement de physionomie qui n’est pas encore assez apprécié aujourd’hui et faisant donc d’IBM une valeur de croissance.

Amadeus profite de la croissance d’un secteur spécifique

Amadeus est le leader informatique espagnol et assure l’exploitation de la plateforme de réservation de voyages touristiques et de séjours en hôtels. Elle assure l’interface entre les compagnies aériennes et les séjours touristiques. Amadeus a par ailleurs un deuxième métier où elle dispose d’un quasi-monopole : le développement de logiciels d’analyses de données pour les compagnies aériennes.

Amadeus, avec son profil de croissance et sa rentabilité exceptionnelle, présente des atouts importants pour les investisseurs puisque l’entreprise est totalement exposée à la croissance du trafic aérien mondial en volume, soit une hausse de 3 à 5% par an. Et comme le mode de facturation de ce dernier métier est plus lié au volume qu’aux prix de l’aérien, cette politique tarifaire met Amadeus à l’abri de la baisse des prix des avions tout en profitant de l’expansion du trafic aérien.




Voir aussi