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Banques centrales : quelles perspectives pour vos placements financiers ?

Article publié le 14/12/2021

Alors que l’inflation continue de grimper en Europe, les banques centrales mettent progressivement fin à leurs programmes d’aide sur les marchés obligataires. Pourtant, la lente remontée des taux directeurs ne devrait pas pénaliser outre mesure les marchés actions.

L’année 2021 marque un tournant : reprise économique, retour de l’inflation, début de resserrement monétaire. Dans ce contexte, les marchés doivent se préparer à la réduction des soutiens des banques centrales dont les annonces sont scrutées avec la plus grande attention.

La politique monétaire non conventionnelle va-t-elle devenir la norme ?

Baisse des taux, achats massifs d’actions : depuis plusieurs années, les banques centrales ont adopté des mesures de politique monétaire non conventionnelle pour sortir de la crise. La Banque des règlements internationaux (BRI), surnommée « la Banque centrale des banques centrales » en a dressé un bilan positif en 2019. Ces mesures ont permis de traiter les conséquences de la crise financière et de faire repartir la croissance et l’inflation.

Face à la pandémie et à la mise à l’arrêt de pans entiers de l’activité mondiale, les banques centrales ont pérennisé cette politique volontariste et déployé des mesures monétaires d’exception pour de nouveau amortir les effets de la crise économique. Outre les aides gouvernementales qui ont apporté des liquidités bienvenues aux particuliers et aux entreprises, les banques centrales ont dû agir pour préserver, autant que possible, un environnement financier favorable jusqu’à un retour à des conditions « normales ». Le soutien des États et des banques centrales a ainsi permis de limiter les mouvements de panique sur les marchés.

Les banques centrales gardent l’inflation sous haute surveillance

Pour favoriser la reprise, les banques centrales maintiennent des taux directeurs très bas. Cette politique accommodante peut-elle perdurer face à l’envolée de l’inflation ? Aux États-Unis, en octobre 2021, la progression des prix a atteint 5,4 % sur un an. Avec 4,1 % d’inflation annuelle à l’automne, les pressions inflationnistes sont également présentes en Europe, bien que moins marquées.

Cependant, les banques centrales se sont montrées rassurantes sur le sujet : elles l’analysent comme un phénomène temporaire largement lié à une reprise rapide de l’activité économique et de la croissance. Ainsi, aux États-Unis, une baisse de l’inflation est attendue dès le deuxième semestre 2022, avec un taux annuel aux alentours de 2,2 %, d’après les prévisions de la Fed. Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), l’inflation est jugée largement transitoire et attendue aux alentours de 2 % à moyen terme, n’appelant donc aucune réponse politique.

Vers un resserrement des politiques monétaires en 2022 ?

Resserrement monétaire en vue ? Si l’ensemble des analystes s’accordent sur la fin programmée des mesures d’aides et de soutien budgétaire, le calendrier n’en est pas encore connu. Il reste difficile pour les banques centrales d’acter des mesures de repli alors que la reprise n’est qu’amorcée et que la crise sanitaire et économique n’est pas encore complètement derrière nous. Une hausse trop rapide des taux pourrait peser sur les marchés actions et les marchés obligataires.

En septembre dernier, la BCE a annoncé continuer son programme d’achats d’urgence (Pandemic Emergency Purchase Programme ou PEPP) destiné à assurer des conditions de financement favorables. Cette annonce a constitué une bonne nouvelle pour les acheteurs européens. La BCE a cependant choisi de réduire légèrement le rythme du programme. Si Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a préféré parler de recalibrage, cette annonce a été perçue comme une amorce de resserrement monétaire. 

Aux États-Unis, le 23 octobre, la FED a également annoncé un resserrement de sa politique monétaire. Les marchés obligataires se préparent à la réduction progressive des achats de la FED, jusqu’à la fin du premier semestre 2022. La hausse des taux directeurs devrait intervenir en 2022, mais celle-ci devrait être relativement lente. Une bonne nouvelle pour les marchés d’actions.

 

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Les informations qui vous sont présentées sont basées sur des données jugées fiables à la date du 14/12/2021. Ces informations n’ont qu’un caractère informatif et ne peuvent être considérées comme une sollicitation ou une offre relative à un service d’investissement ou un instrument financier, un conseil juridique ou fiscal, ou un conseil en investissement au sens de la réglementation applicable. Avant toute décision d’investissement, il est recommandé de s’assurer que l’investissement envisagé correspond à sa situation financière et ses objectifs d’investissement, et d’avoir compris et d’être en mesure de supporter les risques en découlant. Tout investissement peut évoluer à la hausse comme à la baisse et présente un risque de perte en capital.

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