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Enjeux

La "viande végétale" : un marché en pleine expansion

Article publié le 14/12/2021

Les substituts de protéines animales partent à la conquête des consommateurs occidentaux lesquels, préoccupés par leur santé et l’environnement, réduisent leur consommation de viande. Ce jeune marché de l’agroalimentaire, qui connaît une croissance exponentielle, pourrait rapidement devenir une opportunité d’investissement intéressante.

Une révolution inédite est en marche dans le secteur de l’agroalimentaire : la consommation de viande a du plomb dans l’aile. Depuis 2010, elle baisse de 0,4 % en moyenne chaque année (et jusqu’à -1,5 % en 2020), selon FranceAgriMer. Le monde occidental modifie peu à peu ses habitudes alimentaires et un nouveau marché de solutions alternatives non carnées émerge.

Moins de viande : une transition alimentaire et écologique

Au cours des trois dernières années, près d’un Français sur deux a réduit sa consommation de viande1. Gaz à effet de serre2, consommation d’eau, pollution des sols et déforestation : l’agriculture animale a un impact disproportionné sur l’environnement.

La « viande végétale » est une innovation de rupture

Pour répondre à ces aspirations, des nouveaux acteurs du secteur agroalimentaire ont développé le concept de « viande végétale » inventé par Jaap Korteweg, un ancien éleveur néerlandais. Cette innovation de rupture propose de remplacer les protéines animales par des combinaisons de produits d’origine végétale tels que les pois, légumes secs, graines, auxquels sont ajoutés des arômes, des exhausteurs de goût ou encore des épaississants destinés à leur donner un aspect carné. Steaks, saucisses, boulettes, nuggets, et aiguillettes se déclinent désormais à base de blé, soja et pois jaune.

La vague de la « viande végétale »

À l’origine, ces alternatives aux produits carnés répondaient aux attentes des végétariens. De niche, ce marché est en passe de devenir un marché de masse, celui des « flexitariens » - personnes omnivores qui limitent en toute conscience leur consommation de viande. Entre 24 %et 35 %des Français se considèrent déjà flexitariens. L’offre, qui se développe à vitesse grand V tant dans la distribution qu’en restauration, pourrait bien accélérer le phénomène. Toutes les grandes chaînes de fast-food s’y sont converties, inscrivant au menu au moins un produit à base de viande végétale.

Le simili-carné est un marché en très forte croissance

Rares sont les jeunes marchés à émerger aussi vite et fort : le chiffre d’affaires des ventes des produits « simili-carnés » a augmenté de 110 % en France entre 2018 et 2020, et de 226 % en Allemagne, selon une enquête de l’Union européenne. Dans le monde, les ventes de viandes végétales ont connu une progression de 129 % au cours des 7 premiers mois de l’année 20205.

Créé par des petites entreprises spécialisées, le marché de la viande végétale attire désormais tous les géants industriels de l’agroalimentaire.

Les investisseurs à succès parient eux aussi sur un succès durable, à l’image de Xavier Niel qui a pris des parts dans deux jeunes pousses du secteur du « simili-carné ». De même, Bill Gates, Jeff Bezos et Al Gore investissent massivement sur la thématique de l’alimentation protéinée d’origine non animale. Et pour cause : si aujourd’hui la viande végétale ne représente que 1 % du marché mondial, cette proportion pourrait s’élever à 60 % d’ici 20406.

 

Avertissement :

Les informations qui vous sont présentées sont basées sur des données jugées fiables à la date du 14/12/2021. Ces informations n’ont qu’un caractère informatif et ne peuvent être considérées comme une sollicitation ou une offre relative à un service d’investissement ou un instrument financier, un conseil juridique ou fiscal, ou un conseil en investissement au sens de la réglementation applicable. Avant toute décision d’investissement, il est recommandé de s’assurer que l’investissement envisagé correspond à sa situation financière et ses objectifs d’investissement, et d’avoir compris et d’être en mesure de supporter les risques en découlant. Tout investissement peut évoluer à la hausse comme à la baisse et présente un risque de perte en capital.

 

(1) Enquête Harris Interactive pour Réseau Action Climat, février 2021.
(2) Selon les perspectives agricoles de l’OCDE-FAO 2020-2029, l’élevage devrait être à l’origine de 80% de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.
(3) Étude Ifop pour FranceAgriMer, mai 2021.
(4) Étude Kantar Worldpanel, novembre 2018.
(5) Nielsen rapporté par Food Dive
(6) Étude AT Kearney

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