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Enjeux

Comment investir dans les futurs leaders du CAC40 ?

Article publié le 22/02/2022

En novembre dernier, à quelques mois de l’élection présidentielle 2022, France Digitale a dévoilé un « Manifeste des start-ups françaises ». Celui-ci présente des propositions de mesures pour soutenir et financer le secteur du numérique, et notamment les entreprises à fort potentiel.

Dans son « Manifeste des start-ups françaises »1, France Digitale porte la voix des entreprises du numérique. L’objectif est de faire face aux géants américains et chinois du numérique en soutenant le développement de ce secteur et en facilitant l’émergence de « licornes » ou d’Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) à l’échelle mondiale. Le financement est au cœur des enjeux car il conditionne la capacité des entreprises à changer d’échelle et, de ce fait, à faire émerger des licornes (Entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars, soit environ 820 millions d'euros).

La France possède un vivier de start-ups aspirant à grandir

27.000 entreprises du numérique portent 1 million d’emplois et un chiffre d’affaires de 7 milliards d'euros en 2020, en croissance de 15 % sur un an. France Digitale, l’association de promotion du secteur2 souligne leur poids croissant dans l’économie et tous les signaux sont au vert pour l’avenir. En effet, elles devraient représenter 6 % de la croissance du PIB national en 2025 et plus de 4.000 nouveaux emplois par mois entre 2020 et 2025, selon une étude du cabinet Roland Berger, qui souligne le rôle moteur des 120 jeunes pousses les plus dynamiques : « Ces 120 entreprises de la French Tech sont le fer de lance de l’économie. Elles doublent leur chiffre d’affaires presque tous les deux ans (41 % de croissance par an). Dans les prochaines années, certaines d’entre elles deviendront des acteurs économiques incontournables, avec 5 à 10 entreprises qui se coteront au SBF 120 et au moins une au CAC40. »3 Ces projections pourraient être encore plus prometteuses si les entreprises technologiques finançaient plus largement leur développement industriel et commercial.

Le financement : un enjeu majeur pour les futures licornes françaises

Les levées de fonds ont augmenté de 90 % en un an pour atteindre 5,14 milliards d’euros au premier semestre 2021. Cependant, leur niveau reste trop éloigné de celui de nos voisins européens (16,44 milliards d’euros au Royaume-Uni et 7,83 milliards d’euros l’Allemagne), ce qui pèse sur la compétitivité et l’émergence de nos licornes.

En France, l’année se clôt sur des levées de fonds records, notamment dans le secteur des fintechs. Les 4 pépites tricolores, Qonto, Lydia, Spendesk et Swile, accèdent au rang de licornes. Elles portent ainsi le décompte français à 23 entreprises, quand les États-Unis en recensent 280, la Chine 130 et le Royaume-Uni 105.

France Digitale s’est aussi intéressée au « scale-ups » européennes, ces start-ups internationalisées réalisant 10 à 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel4. Toujours selon leur rapport, 80 % de celles qui se lancent dans des tours de table de plusieurs centaines de millions d’euros lèvent les fonds auprès d’investisseurs non européens.

Flécher l’épargne des Français vers les entreprises à forte croissance

Pour assurer leur changement d’échelle et leur maintien en France, France Digitale avance plusieurs propositions. Elle identifie l’épargne des Français5 comme un gisement d’argent à solliciter à condition que les barrières à l’entrée soient abaissées. Elle propose donc de renforcer la réduction de l’impôt sur le revenu pour l’investissement dans les PME de moins de 7 ans, dite réduction Madelin6. Ce levier pourrait compenser le 1,3 milliard d’euros par an perdu par le secteur du fait de la suppression de l’ISF et des dispositifs fiscaux associés qui incitaient à l’investissement dans les jeunes pousses, souligne France Digitale. Elle défend également la possibilité d’imputer les moins-values mobilières sur l’ensemble du revenu imposable, pour réduire le risque d’investissement.

Encourager les levées de fonds de plus de 100 millions d’euros et les introductions en Bourse

Pour encourager les levées de fonds de plus de 100 millions d’euros, France Digitale plaide pour le développement en France des fonds d’investissement late stage (destinés à financer le développement des scales-ups matures). À cet égard, elle salue l’initiative Tibi7 qui vise à mobiliser l’épargne salariale et l’épargne retraite des Français vers de tels fonds non-cotés dédiés aux financements d’envergure des entreprises technologiques et vers des fonds cotés ayant le même objectif. Selon le Ministère de l’Économie, les fonds issus de l’initiative Tibi totaliseront 30 milliards d’euros d’encours sous gestion d’ici à fin 20228. France Digitale aimerait voir ce dispositif transposé à l’échelle européenne.

Enfin, une série de mesures proposées entendent améliorer les dispositifs d’accompagnement des pépites technologiques pour leur introduction en Bourse. Car leur prochain défi, souligné par France Digitale, est « de grandir encore pour devenir des « décacornes » valorisées à plus de 10 milliards d’euros (…) et que les meilleures sociétés numériques européennes finissent par entrer en Bourse en Europe ».

 

Avertissement :

Les informations qui vous sont présentées sont basées sur des données jugées fiables au moment de leur publication. Ces informations n’ont qu’un caractère informatif et ne peuvent être considérées comme une sollicitation ou une offre relative à un service d’investissement ou un instrument financier, un conseil juridique ou fiscal, ou un conseil en investissement au sens de la réglementation applicable. Avant toute décision d’investissement, il est recommandé de s’assurer que l’investissement envisagé correspond à sa situation financière et ses objectifs d’investissement, et d’avoir compris et d’être en mesure de supporter les risques en découlant. Tout investissement peut évoluer à la hausse comme à la baisse et présente un risque de perte en capital.


(1) « Présidentielle 2022 : Le Manifeste des start-ups françaises », étude de France Digitale publiée en novembre 2021 : https://francedigitale.org/presidentielle2022/ (Les liens sont indiqués à titre documentaire pour les relecteurs car il a été décidé de ne pas publier de liens sortant de l’espace partenaire pour maximiser le taux de réponse au formulaire de prise de contact avec Neuflize OBC)
(2) Chiffres issus du Baromètre 2021 réalisé par France Digitale et EY, intitulé « La performance économique et sociale des startups numériques en France », septembre 2021. https://francedigitale.org/combat/la-performance-economique-et-sociale-des-startups-numeriques-en-france/
(3) Chiffres extraits du « Baromètre d’impact des entreprises du French Tech Next40/120 » réalisé par Roland Berger et La French Tech, publié en juin 2021. https://www.rolandberger.com/fr/Insights/Publications/Barom%C3%A8tre-d%27impact-des-entreprises-du-French-Tech-Next40-120.html
(4) Jeunes pousses ayant dépassé le statut de start-up mais n’ayant pas encore atteint celui de licorne, réalisant un chiffre d’affaires de 10 à 50 millions d’euros, en forte croissance au cours des 3 derniers exercices (+15% en moyenne par an selon KPMG dans l’étude « Hypercroissance : le défi de l’écosystème entrepreneurial français », 2021. https://assets.kpmg/content/dam/kpmg/fr/pdf/2018/04/fr-etude-entreprises-hypercroissance.pdf
(5) En 2020, les ménages ont épargné 181 milliards d’euros sur des produits financiers, selon l’Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/5432511?sommaire=5435421&q=%C3%A9pargne).
(6) La réduction « Madelin » prévoit une réduction d’impôt au taux de 18% - temporairement renforcé à 25% - du montant des investissements au capital de PME, dans la limite annuelle de 50.000 euros pour un contribuable célibataire, 100.000 euros pour un couple soumis à imposition commune. Le manifeste propose de relever le taux de la réduction à 50% et le plafond à 100.000 euros par part fiscale.
(7) Initiative lancée par Philippe Tibi, auteur du rapport remis au ministre de l’Économie et des Finances en juillet 2019, « Financer la quatrième révolution industrielle : Lever le verrou du financement des entreprises technologiques ».
(8) En juin dernier, 49 fonds étaient labellisés Tibi, représentant 18 milliards d’euros. https://capitalfinance.lesechos.fr/analyses/dossiers/linitiative-tibi-agit-comme-accelerateur-dans-cette-course-de-vitesse-quest-la-tech-1321682

 


 

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