Un immeuble en bois, c’est possible !

Publié le 26/02/2018
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Le nombre de chantiers de construction ou de surélévation d’immeubles en bois ne cesse d’augmenter en France. Retour sur un procédé constructif qui a eu du mal à s’imposer.

Toujours plus haut

Les arbres monteraient-ils jusqu’au ciel ? Longtemps cantonnées aux maisons individuelles et à des bâtiments qui ne dépassaient pas quatre ou cinq étages, les constructions en bois ont pris de la hauteur. En grande partie grâce aux innovations dans les techniques de construction. La technique du lamellé collé a évolué vers le lamellé croisé que l’on retrouve sous l’anglicisme CLT, pour « Cross laminated timber » ce qui a permis d’accroître la capacité de résistance et de portance de la structure bois. Il est désormais possible de construire des immeubles de 15 étages, voire des immeubles de grande hauteur (un bâtiment est considéré IGH lorsque qu’il mesure plus de 28 mètres pour les bureaux et de 50 mètres pour les logements).

La fin des idées reçues

Les verrous techniques ayant été résolus, ils restaient à vaincre les verrous psychologiques. Pendant longtemps, les utilisateurs potentiels ont émis des craintes, en cas d’incendies, sur la moindre résistance au feu du bois et le risque plus élevé de propagation. Les études réalisées par les scientifiques ont démontré le contraire. Déjà, parce que le temps de combustion du bois étant long (90 minutes). Ensuite, parce que les structures bois sont plus résistantes que l’acier ou le béton qui ont tendance à s’effondrer.

Un mode de construction rapide et écologique

Les immenses panneaux de bois étant préfabriqués en usine puis assemblés sur le chantier, les délais de construction sont considérablement raccourcis. Les professionnels estiment qu’un étage peut, en moyenne, se monter en une semaine ! Mais ce n’est pas le seul atout du bois. Il offre aussi d’excellentes performances phoniques et thermiques. Enfin, contrairement à une idée reçue, construire en bois c’est écologique. En effet, le bois n’utilise que très peu d’énergie grise » (quantité d’énergie utilisée pour extraire, fabriquer, transporter un matériau), contrairement au béton armé, par exemple. Cette notion d’énergie grise est de plus en plus prise en compte : elle sera d’ailleurs intégrée dans la prochaine réglementation thermique, la RT 2020.

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