Le marché des cryptomonnaies traverse une zone de turbulence. Après des mois de hausse, le bitcoin a brutalement chuté sous les 90 000 dollars le 18 novembre dernier, entraînant dans sa chute l’ensemble des actifs numériques.
Le 6 octobre dernier, le bitcoin battait tous les records, son cours atteignait 126 000 dollars. Patatras le 18 novembre, son cours est passé légèrement en dessous du seuil des 90 000 dollars, perdant 12% environ de sa valeur sur sept jours et près de 28% par rapport à son plus haut. Depuis, il parvient peu ou prou à se maintenir à ce niveau, mais ses gains enregistrés depuis le début de l’année ont été totalement effacés, enregistrant même une perte de quelques pourcents (90 200 dollars le 1er janvier 2025).
Selon les analystes du marché, ce revirement s’explique par la perspective d’un maintien des taux d’intérêt directeurs américains. La FED hésite à procéder à une nouvelle baisse de ses taux en fin d’année, et les prises de parole contradictoires de ses responsables alimentent la volatilité. Les investisseurs sont partagés entre ceux qui anticipent une diminution et ceux qui s’attendent à une stabilité.
Selon JPMorgan, les responsables de cette correction ne sont pas les acteurs institutionnels mais les investisseurs particuliers. Ces derniers auraient vendu massivement des ETF Bitcoin et Ether en novembre. Près de 4 milliards de dollars ont notamment été retirés des ETF spot, un montant sans précédent.
Les causes du mouvement sont incertaines. Pour les uns, les investisseurs particuliers ont voulu prendre leurs bénéfices après une année exceptionnelle. Mais d’autres y voient plutôt un signe de lassitude face à la volatilité persistante. Le déclenchement de cette vague de ventes des ETF Bitcoin et Ether coïncide avec la chute du Bitcoin sous les 94 000 dollars. Un seuil clé, selon JPMorgan, car il correspond au coût de production estimé de la cryptomonnaie. Son franchissement à la baisse a agi comme un signal d’alarme, accélérant les prises de bénéfices.