Les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2026 sont rémunérés à 2% contre 1,75% pour ceux ouverts en 2025. Ce rendement reste à peine suffisant pour couvrir l’inflation, après imputation des impôts et des prélèvements sociaux.
Le PEL est un placement sans risque offrant une rémunération garantie et permet d’acquérir des droits à un prêt immobilier pour financer l’acquisition de sa résidence principale. Toute personne majeure peut en souscrire un, pour son propre compte et pour celui de ses enfants mineurs. À l’ouverture, un dépôt minimum de 225 euros est exigé. Par la suite, le plan doit être alimenté à hauteur de 540 euros minimum par an. Les dépôts sont plafonnés à 61 200 euros.
Le taux d’intérêt est fixé lors de l’ouverture du PEL et il est garanti pendant toute sa durée. Depuis le 1er janvier 2026, il est égal à 2%. Les intérêts acquis ouvrent droit, au bout de 3 ans, à un prêt immobilier dont le taux dépend également de la date de souscription du plan. Il est fixé à 3,20% pour les PEL ouverts depuis janvier 2026. Son montant (92 000 euros maximum) dépend des intérêts acquis pendant les 10 premières années et de la durée de remboursement choisie.
Les intérêts des PEL ouverts depuis 2018 sont fiscalisés, contrairement à ceux des livrets d’épargne réglementés type livret A et livret de développement durable et solidaire (LDDS). Ils supportent chaque année, lors de leur inscription en compte, le prélèvement forfaitaire unique (ou « flat tax ») de 12% ou, sur option exercée dans la déclaration de revenus ou par réclamation, le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Les intérêts du PEL sont par ailleurs soumis aux prélèvements sociaux sur les revenus du capital. Compte tenu de la hausse de 1,4 point la CSG, le taux global de ces prélèvements sociaux grimpe à 18,6% en 2026, contre 17,2% antérieurement. Ainsi, les PEL ouverts à compter du 1er janvier 2026 rapporteront 1,37% net après déduction des 31,4% d’impôt et de prélèvements sociaux. Un rendement qui suffira à peine à maintenir le pouvoir d’achat de l’épargne cette année, l’inflation étant attendue autour de 1,5% en 2026, selon les prévisions de l’Insee.