Le premier anniversaire de la réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis est l’occasion de tirer un premier bilan de sa politique économique. Si les marchés financiers sont dans le vert, les consommateurs, eux, commencent à voir rouge.
Si la croissance américaine a légèrement ralenti en 2025 par rapport à 2024, le PIB a toutefois connu une hausse évaluée entre 1,8 et 2,2%. De bons résultats obtenus grâce aux investissements conséquents dans l’intelligence artificielle (IA) et les centres de données, domaine d’activité responsable de 40% de la croissance américaine. Cet essor contribue cependant à masquer la fragilité de certains secteurs d'activité comme la construction immobilière.
Le taux de chômage est demeuré stable l’an dernier outre-Atlantique, atteignant 4,6% en novembre 2025. Mais ce chiffre doit être tempéré par celui des créations d’emplois, en recul. Seuls 55 000 emplois ont été créés en moyenne chaque mois en 2025, contre 192 000 durant les deux dernières années de Joe Biden. L'année dernière, les États-Unis ont connu leur plus faible croissance de l'emploi hors période de récession depuis 2003. Les promesses de créer des emplois industriels et de raviver le secteur automobile faites lors de la campagne de 2024 n'ont pour l'heure pas été tenues.
Depuis 50 ans, les États-Unis importent beaucoup plus qu’ils exportent. Le retour au pouvoir de Donald Trump pourrait changer la donne, même si les chiffres de 2025 restent à confirmer. Le déficit commercial américain s'est réduit en octobre dernier, atteignant son taux le plus bas depuis juin 2009. La hausse des exportations et la chute des importations permettent de rééquilibrer la balance commerciale américaine.
L'inflation a ralenti à 2,7% aux États-Unis en décembre 2025, mais elle reste supérieure à l’objectif de 2% fixé par la Réserve fédérale. Les prix de l’énergie ont augmenté de 4,2%, ceux des aliments de 2,6%, et ceux des logements de 3% en un an. Résultat, les inégalités de revenus et de patrimoine se creusent depuis le retour de Donald Trump. Dans le même temps, les marchés financiers ont enregistré une année exceptionnelle, avec une croissance de 17,7% pour le S&P 500 et de 22,1% pour le Nasdaq Composite. Des performances portées par les secteurs technologiques et par le développement majeur de l'IA. La boucle est bouclée.