Le déclenchement de la guerre contre l’Iran par les États-Unis et Israël le 28 février 2026 rebat les cartes de l’économie mondiale. Après avoir encaissé le choc sans céder à la panique, les places boursières dévissent depuis deux jours, sur fonds de remontée des cours du pétrole et d’incertitude géopolitique généralisée.
Jour après jour, les investisseurs gardent l’œil rivé sur l’évolution du conflit au Moyen-Orient. La guerre s’envenimant et s’étendant à l’ensemble du Moyen-Orient, les marchés poursuivent leur chute. En Europe, en Asie et - dans une moindre mesure - à Wall Street, les Bourses ont dévissé mardi 3 mars 2026. À Paris, le CAC 40 a plongé de 3,46%, après avoir cédé 2,17%% lors de la séance de lundi. Le Stoxx 50, rassemblant les 50 premières entreprises européennes, a également reculé de 3,59%, soit sa plus forte baisse depuis avril 2025 et l’annonce des nouveaux droits de douane américains.
À l’ouverture des marchés asiatiques mercredi matin, la Bourse de Tokyo chute de plus de 4%, celle de Sydney cédait 2,05%, Taïpei 3,82%, l’indice hongkongais Hang Seng a brièvement lâché plus de 3% et la Bourse de Séoul a plongé de plus de 12%. Les bourses comment à accuser le coup, le prix des hydrocarbures flambe et les cours de l’or et du dollar s’envolent. Pour l’heure, les marchés se rassurent en tablant sur un conflit de courte durée. Mais ils s’inquiètent aussi des perturbations risquant de frapper les chaînes d’approvisionnement et pouvant gripper l’économie mondiale.