Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
CAC 40 : Panique boursière passagère ?
Le CAC 40 a dévissé de 4,57% depuis notre dernier bilan. Pour cause, les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran depuis samedi ont secoué les marchés. Les prix européens du gaz naturel ont bondi après l’annonce par QatarEnergy de l’arrêt de sa production de GNL à la suite d’une attaque de drones iraniens. Le contrat à terme TTF néerlandais, référence européenne, a ainsi grimpé de plus de 50% en séance lundi. Le choc du conflit a été particulièrement visible en début de semaine sur les valeurs du tourisme et du transport aérien, exposées au Moyen-Orient et au coût du carburant.
Ainsi, jeudi, l’indice parisien a battu un nouveau record en séance en dépassant la barre des 8 640 points, et a clôturé en légère hausse de 0,72%. Vendredi, le CAC 40 a clôturé dans le rouge en baisse de 0,47% en raison des incertitudes autour des conséquences économiques de l’IA. Samedi, le conflit au Moyen-Orient a éclaté et cela s’est ressenti à l’ouverture des Bourses lundi : l’indice parisien a perdu 2,17%, dans un mouvement de repli généralisé en Europe, avant de chuter violemment de 3,46% mardi, effaçant tous ses gains de l’année 2026. Enfin ce mercredi, le CAC 40 a rebondi de 0,79%. Du côté des valeurs, Capgemini s’est redressé de 5,8%. À l’inverse, Saint-Gobain a fortement chuté de 12,1%.
La guerre d’Iran fait peur aux marchés
L’embrasement du Moyen-Orient a fait plier toutes les Bourses mondiales sous le poids de l’aversion au risque, quoique avec mesure aux États-Unis. Sur la séquence de cinq séances qui s’est terminée mardi soir à Wall Street, le S&P 500 a cédé 1,07% à 6 816,63 points, et le Nasdaq Composite 1,52 %. « L’Administration Trump dispose d’environ 30 jours pour mettre fin au conflit avec l’Iran afin d’éviter une flambée durable du pétrole qui relancerait l’inflation américaine et repousserait les baisses de taux de la banque centrale. Si la guerre se prolongeait ou perturbait durablement le détroit d’Ormuz, le choc énergétique pourrait transformer une hausse temporaire en crise inflationniste durable » avec des prix qui pourraient grimper de plus de 4%, pronostique Aurel BGC.
En Asie, dépendante des importations énergétiques des pays du Golfe persique, le choc a été rude : le Nikkei 225 japonais a dévissé de 5,37%. En Chine, si le CSI 300 continental n’a cédé « que » 2,81%, le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 5,66%. En Europe enfin, qui importe elle aussi massivement du gaz et du GNL, le DAX 40 allemand a plié de 4,79%. Lanterne rouge de l’indice, la maison mère de Nivea, Beiersdorf (- 23,7%), a aussi souffert de guidances décevantes, quand Infineon (semi-conducteurs), Heidelberg Materials (matériaux de construction) et Continental (pneus) ont perdu environ 10%.