Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
CAC 40 : une semaine en deux temps
Depuis notre dernier bilan, le CAC 40 a poursuivi son repli lors des deux séances suivantes, pénalisé par l’envolée des prix de l’énergie et par les mises en garde des principales banques centrales quant au risque de regain d’inflation induit par la guerre au Moyen-Orient. Depuis lundi, l’indice parisien rebondit après les déclarations de Trump sur de possibles négociations. L’Iran a ensuite annoncé mercredi la réouverture du détroit d’Ormuz aux navires « non hostiles » et Washington a transmis un plan de paix à Téhéran, ce qui a fortement rassuré les marchés. Ce plan a finalement été rejeté, mais la Bourse a poursuivi son rebond grâce à la baisse des prix du pétrole. En outre, selon l’Insee, l’économie française est certes perturbée par les désordres mondiaux via l’inflation liée à la hausse des prix des hydrocarbures, mais elle devrait encore résister. Dans le détail, la place parisienne a dévissé de 2,03 % jeudi dernier et de 1,82 % vendredi. Au retour du week-end, le CAC 40 s’est repris, avec une hausse de 0,79 % lundi et de 0,23 % mardi. Mercredi, l’indice a terminé la séquence en gagnant 1,33 % à 7 846,55 points, cédant tout de même 1,55% sur la semaine. Du côté des valeurs, Hermès International signe la pire performance de la semaine avec une baisse de 9,8 %, tandis que Sanofi enregistre la plus forte hausse (+ 5,2 %).
Le dilemme des marchés
La guerre au Moyen-Orient, qui a commencé voilà près d’un mois, va-t-elle prendre fin rapidement, comme certaines déclarations de Donald Trump le suggèrent ? Au-delà des intentions, les hostilités se poursuivent : pas facile d’en tirer une conclusion claire à ce stade. En attendant, la séquence de cinq séances en date de mardi soir s’est terminée, aux États-Unis, sur les baisses les plus marquées depuis le début du conflit : - 2,38 % à 6 556,37 points pour le S&P 500, et - 3,19 % pour le Nasdaq Composite. Où en sont les indicateurs de crise ? En deçà de ses plus hauts voisins de 120$, le baril de Brent se maintient vers 100$, quand le VIX, l’« indice de la peur », est revenu d’environ 30 à 25 points. Mais le « 10 ans », lui, s’est tendu de près de 400 points de base depuis le début de la crise. En Asie, des rebonds sensibles sont intervenus durant la dernière séance. En cause : les espoirs de désescalade au Moyen-Orient alimentés par les récentes informations de presse. Mais sur une semaine glissante, le Nikkei 225 japonais plie néanmoins de 2,70 %, peu ou prou comme les indices chinois, le CSI 300 (- 2,59 %) et le Hang Seng de Hong Kong (- 2,65 %). En Europe enfin, le cours du gaz naturel de référence, le TTF, s’est partiellement détendu mais à 50€/MWh, il a pratiquement doublé depuis le début de l’année. Le DAX 40 allemand a cédé 4,61 % sur la séquence.