Certaines exonérations d’impôt salariales appelées à disparaître fin 2025 sont prolongées en 2026. L’exonération d’impôt dont profitent certains loyers de meublés est également maintenue jusqu’à la fin de l’année.
Depuis 2022, les pourboires versés aux salariés des établissements commerciaux en contact avec la clientèle (cafés, hôtels, restaurants…) sont exonérés d’impôt sur le revenu (et de cotisations sociales) si leur rémunération mensuelle ne dépasse pas 1,6 Smic (soit 2882,82 euros en 2025). Cette exonération devait disparaître le 31 décembre 2025, mais elle est prorogée de trois ans par la loi de finances pour 2026, soit jusqu’au 31 décembre 2028.
Depuis 2022 également, la prise en charge facultative par l’employeur des frais d’abonnement aux transports publics supportés par ses salariés (au-delà de la part obligatoire de 50%) est également exonérée d’impôt sur le revenu (et de cotisations sociales), dans la limite de 25% du prix des titres d’abonnement. Cette exonération devait aussi disparaître fin 2025, mais elle est prorogée d’un an par la loi de finances pour 2026, soit jusqu’au 31 décembre 2026.
Les contribuables louant en meublé une partie de leur habitation principale à usage de résidence principale du locataire sont exonérés d’impôt si le loyer réclamé au locataire est fixé dans des limites raisonnables. Il en va de même pour ceux louant une partie de leur habitation principale en tant que chambres d’hôtes et en retirent des recettes limitées.
Ces deux exonérations sont maintenues en 2026, pour la dernière année. Vous profiterez de la première si votre loyer annuel hors charges ne dépasse pas 215 euros/m2 (en Île-de-France) ou 159 euros/m2 (sur le reste du territoire). Vous bénéficierez de la seconde si vos recettes annuelles ne dépassent pas 760 euros, prestations annexes comprises. Au-delà de ces montants, vous serez imposé au premier euro sur les loyers encaissés, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).