L’indice Insee mesurant le climat des affaires en France a reculé en février 2026, après plusieurs mois de stabilité. Les perspectives sur le marché de l’emploi sont négatives.
En février 2026, l’indicateur synthétique du climat des affaires, calculé par l’Insee à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, a perdu deux points. Le climat des affaires s’est dégradé surtout dans l’industrie et les services, plus légèrement dans le commerce de détail, et il est resté stable dans le bâtiment.
Pour l'industrie, le repli résulte principalement de la baisse des soldes relatifs à la production passée et future, et du repli du solde sur les carnets de commandes globaux. Pour les services, tous les sous-secteurs étaient en repli en février, accusant un recul de trois points par rapport aux trois mois précédents et retrouvant son niveau d’octobre 2025.
L’indicateur synthétique du climat de l’emploi a également perdu un point en février. Une baisse mesurée sur un mois, mais sensible sur le long terme : elle atteint désormais 7 points. Elle résulte principalement de la dégradation des soldes sur les effectifs prévus dans les services (hors intérim).
L’indicateur du climat de l’emploi est en effet obtenu par l’intermédiaire des enquêtes sur les effectifs passés et prévisionnels menées dans l’industrie, les services, le commerce de détail et le bâtiment. Il est établi par l’Insee à partir de 10 soldes d’effectifs, ceux relatifs à l’emploi dans les services distinguant les effectifs hors intérim de ceux des agences d’intérim.
Certains observateurs espéraient une accélération progressive de l’activité. Or, les dernières données suggèrent au contraire une phase de ralentissement, avec des perspectives de croissance plus limitées pour le début de l’année 2026. L’économie française s’avère moins résiliente qu’espéré, et la France semble entrer dans une phase de décélération depuis le début de l’année. Pour le moment, le scénario de l’Insee demeure malgré tout celui d’une croissance autour de 1% sur l’ensemble de 2026. Les récents évènements au Moyen-Orient risquent toutefois de modifier sensiblement ces anticipations.