La guerre au Moyen-Orient a de lourdes conséquences sur la Bourse de Paris. Le CAC 40 a perdu plus de 10% de sa valeur depuis fin février, sur fonds de forte hausse des prix du pétrole.
Les marchés boursiers accusent le coup à l’aube de la quatrième semaine du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Le CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, a dévissé de 1000 points environ depuis la fin du mois de février, période où il dépassait les 8 600 points. La menace du président américain, Donald Trump, de frapper les centrales électriques iraniennes si le détroit d'Ormuz n'est pas rouvert à bref délai a exacerbé les tensions. Dans ce contexte, les cours du pétrole continuent de monter, et le baril de Brent s’échangeait à 113 dollars lundi 23 mars. Pour mémoire, le 27 février dernier, veille du déclenchement de la guerre, il cotait moins de 72,50 dollars. Soit une hausse record de 56% en moins d’un mois. Les prix de l’or noir risquent de grimper encore dans les prochaines semaines, et les cours boursiers de chuter davantage, car les autorités iraniennes n’ont pas baissé les armes. Elles mènent à leur tour des attaques contre les infrastructures énergétiques des pays du Golfe alliés des États-Unis.