Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
L’espoir reprend à la Bourse de Paris
Toujours engluée dans la guerre au Moyen-Orient, la Bourse de Paris, comme ses homologues autour du globe, varie au gré des informations sur l’évolution du conflit, des variations des prix de l’énergie et des déclarations des uns et des autres, notamment celles de Donald Trump. Une nouvelle fois, le CAC 40 a connu deux temps très distincts durant la semaine écoulée avec, dans un premier temps de fortes inquiétudes sur les conséquences de la guerre en Iran et, dans un second, l’espoir d’un épilogue rapide qui limiterait les impacts sur la croissance mondiale. Un optimisme qui a atteint son apogée ce mercredi grâce aux propos du président américain qui a affirmé que les États-Unis partiraient dans deux ou trois semaines.
Ainsi, l’indice parisien a reculé de 0,98 % jeudi dernier, avant de se replier 0,87 % le lendemain. Autre ambiance au retour du week-end, avec une hausse de 0,92 % lundi, suivie d’un gain de 0,57 % mardi. Le benchmark bondit de 2,10 % ce mercredi à 7 981,27 points, et s’adjuge 1,72 % sur la séquence. Du côté des valeurs, Thales décolle de 8,3 %, tandis que l’automobile se réveille, à l’image de Renault (+ 6,7 %) et de Stellantis (+ 6,5 %). À l’inverse, Schneider Electric enregistre la plus mauvaise performance de la semaine en cédant 3,27%, malgré un fort rebond sur les deux dernières séances.
Des marchés toujours résilients
La guerre du Moyen-Orient, qui dure maintenant depuis plus d’un mois, et ses conséquences économiques de plus en plus palpables ont de nouveau monopolisé l’attention des investisseurs. Malgré le flou qui entoure les intentions des différents acteurs du conflit, les Bourses n’ont pas renoncé à l’espoir d’une paix. Au terme de la séquence de cinq séances qui s’est terminée mardi soir aux États-Unis, le S&P 500, revenu à 6 528,52 points, s’est tassé de 0,42 % quand, à l’inverse, le Nasdaq Composite prenait 0,70 %. Où en sont nos indicateurs de crise ? Après un nouveau pic près de 120$, le baril de Brent est revenu vers 100$, en hausse de 70 % depuis le dernier réveillon. « Indice de la peur », le VIX, qui avait dépassé 30 points, se traite vers 25 points. Du côté des taux d’intérêt, le « 10 ans » américain s’est légèrement détendu mais reste voisin de 4,3 %.
En Asie, la tendance a été meilleure, notamment grâce à un rebond porté, cette nuit, par un regain d’espérance pour une accalmie géopolitique. Ainsi, le Nikkei 225 japonais est parvenu à rester pratiquement stable (- 0,02%) quand en Chine, la baisse des indices a été limitée, tant pour le CSI 300 (- 0,25%) que pour le Hang Seng (- 0,17 %). En Europe enfin, le prix du gaz s’est détendu : après un pic vers 75€/MWh, le contrat de référence, le TTF pour mai, est repassé sous 50€/MWh. Le DAX 40 allemand s’est repris de 2,63 %.