L’épargne salariale totalisait 229,4 milliards d’euros d’encours fin 2025, selon l’Association française de la gestion financière (AFG), en hausse de 14,7% sur un an. Ces bons résultats sont liés à la fois au dynamisme des versements effectués dans les dispositifs d’épargne collectifs et à la bonne tenue des marchés financiers.
Les dispositifs d’épargne collectifs mis en place dans les entreprises permettent aux salariés de se constituer un capital avec l’aide de leur employeur. Un capital disponible au bout de 5 ans en cas d’investissement dans un plan d’épargne entreprise ou interentreprises (PEE ou PEI), ou à la retraite en cas d’investissement dans un plan d’épargne retraite collectif (Perco, Pereco ou Pero).
Quelque 442 000 entreprises proposent de tels dispositifs, et plus de 13,2 millions de salariés en bénéficient. Les grandes entreprises sont évidemment au premier plan de l’épargne salariale, les PME et les TPE sont loin derrière.
Les versements de l’épargne salariale se sont élevés à plus de 23 milliards d’euros en 2025. Les entreprises ont distribué 6,3 milliards de participation aux résultats, et 7,3 milliards d’intéressement. Elles ont par ailleurs abondé les plans d’épargne de leurs salariés à hauteur de 4,7 milliards, et distribué 218 millions de « primes de partage de la valeur ». Enfin, les salariés eux-mêmes ont versé volontairement 4,9 milliards sur leurs plans d’épargne collectifs.
L’épargne salariale est davantage dirigée vers le financement des entreprises que l’épargne privée. 76% des encours sont investis en actions ou en obligations d’entreprises, dont 57% en France. Pour les actions, cette proportion atteint 66%.
La gestion évolutive des actifs en fonction de l’horizon de placement et du profil de risque est plébiscitée. Elle permet à la fois de sécuriser progressivement les encours à l’approche de la retraite tout en maximisant leur rendement durant la vie active. Plus des deux tiers des titulaires de plan d’épargne retraite collectifs ont ainsi opté pour cette gestion pilotée.
Résultat : l’épargne salariale affiche des rendements intéressants pour tout profit d’épargnant. Sur quinze ans, ils s’établissent à 41% nets de frais pour un profil prudent, à 76,6% pour un profil équilibré et à 117,3% pour un profil dynamique selon l’AFG.