Le ministère de l’Action et des Comptes publics a dressé, le 3 avril 2026, un premier bilan de l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les finances publiques. Le coût des mesures de soutien à l’économie et aux ménages dépasse les recettes supplémentaires obtenues grâce à la hausse des prix du carburant.
Les recettes liées aux carburants ont augmenté de 270 millions d’euros en mars 2026 par rapport à mars 2025. Mais la baisse de la consommation observée sur les dix derniers jours de mars (-22%) laisse présager une perte de recettes fiscales à partir du mois d’avril, si cette chute de la consommation se confirme. Par ailleurs, le coût des mesures de soutien s’élève à 130 millions d’euros pour le seul mois d’avril, dont 70 millions dirigés vers les professionnels les plus impactés (pêcheurs, transporteurs et agriculteurs). Au total, le coût de ces mesures dépasse la hausse des recettes supplémentaires engrangées avec la hausse des carburants. La crise actuelle aura en outre d’autres conséquences sur les finances publiques, notamment en raison de la chute de l’activité économique, de la croissance et du risque inflationniste. La prévision du coût global de la crise sur les finances publiques en 2026 sera présentée lors du Comité d’alerte qui se tiendra le 21 avril prochain.