La confiance des ménages s’est repliée, selon l’Insee. Les Français craignent un retour de l’inflation dans les prochains mois, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.
La confiance des ménages s'est repliée légèrement en mars, selon le baromètre mensuel de l'Insee, qui avance un contexte de vives tensions géopolitiques. L'indice de confiance pointe à 89, loin de sa moyenne de longue période (1987 à 2025) de 100. La part des ménages croyant à une forte hausse des prix au cours des douze prochains mois a progressé, pour retrouver un niveau plus atteint depuis septembre 2022 et la guerre en Ukraine.
Outre les prix à la pompe, toujours au-dessus de 2 euros le litre malgré le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, l'enlisement du conflit fait craindre une inflation généralisée. Le blocage du détroit d’Ormuz, goulot d’étranglement où passe une part conséquente des exportations mondiales, pourrait provoquer une flambée des prix de nombreuses matières premières et de certains produits transformés. Les tensions gagnent les milieux professionnels, les agriculteurs, par exemple, sont en panne d’engrais à l'approche des semis.
L’Insee constate également une nette dégradation de l’opinion des ménages quant à leur niveau de vie future. L’indice mesurant cette opinion a perdu 7 points en mars, et il a fondu de moitié par rapport à sa moyenne de longue période.
Les Français estiment que le conflit au Moyen-Orient va avoir un impact négatif sur l’emploi en France en 2026, et faire repartir le chômage à la hausse. Dans ce contexte, ils sont deux fois plus nombreux qu’en temps normal à estimer urgent d’épargner. Les ménages le pouvant entendent maintenir un taux d’épargne élevé en 2026, en vue de faire face aux imprévus à venir.