L’encours du plan d’épargne logement (PEL) ne cesse de fondre depuis 2022. Il a enregistré une décollecte de 21 milliards d’euros en 2025, et de 50 milliards sur les deux dernières années.
L’encours du PEL était de 201 milliards d’euros fin 2025, contre 222 milliards fin 2024 et plus de 250 milliards fin 2023. Ce produit dédié à l’épargne logement ne séduit plus les épargnants depuis quelques années, pour deux raisons. D’abord, ses intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique et, depuis 2018, ils ne bénéficient plus de l’exonération d’impôt attachée aux plans plus anciens. Ensuite, sa rémunération est parmi les plus basses du marché et incite peu à sa souscription. Le taux du PEL est fixé à 2% le 1er janvier dernier 2026, soit 1,4% net de prélèvements fiscaux. Enfin, le taux des prêts associés au PEL est de 3,2%. Ceci n’est pas très avantageux par rapport aux taux proposés par les banques. La chute devrait se poursuivre dans les années à venir, avec la transformation des PEL de plus de 15 ans en livrets bancaires, car 3 millions de plans vont être concernés par cette transformation d’ici 2030.