Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Ormuz fait tanguer le CAC 40
La Bourse de Paris a connu de vives fluctuations depuis notre dernier bilan, évoluant au gré des soubresauts géopolitiques, reflet d’une forte nervosité des investisseurs. En fin de semaine dernière, l’annonce par Téhéran de la réouverture complète du détroit d’Ormuz au trafic commercial a brièvement dopé les marchés, tout en entraînant un recul des prix du pétrole. Mais cet élan d’optimisme a été de courte durée : dès le samedi matin, les autorités iraniennes sont revenues sur leur décision, refermant le détroit et ravivant les tensions. Depuis, les espoirs de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran alternent avec des épisodes de crispation.
Ainsi, jeudi, le CAC 40 a clôturé en légère baisse de 0,14% avant de bondir vendredi de 1,97%. Après le week-end, l’indice parisien a chuté de 1,12% et a poursuivi sa dégringolade mardi en clôturant à - 1,14%. Mercredi, le CAC (- 0,96%) a prolongé sa glissade à 8 156,43 points, perdant ainsi 1,43% sur une semaine glissante. Du côté des valeurs, les groupes de défense et d’aéronautique ont souffert : Safran signe la pire performance, avec une chute de 11,76% et Thales perd 10,10% sur la semaine. Eurofins Scientific et Bureau Veritas ont également subi d’importants reculs de respectivement 9,79% et 9,41%. Dans le vert, STMicroelectronics signe la plus forte hausse de la période, en prenant 8,88%.
Wall Street renoue avec les records
La guerre d’Iran, quelle guerre ? On peut se poser la question alors qu’aux États-Unis, la Bourse relativise ce risque géopolitique, bien que les négociations entre Washington et Téhéran semblent « caler » et que le trafic maritime demeure réduit dans le détroit d’Ormuz. Le Brent reste voisin des 100$ le baril, le « 10 ans américain » se maintient vers 4,30%. Mais le VIX, « l’indice de la peur » calculé sur les options du S&P 500 qui fin mars dépassait les 30 points, est retombé sous 20 points, son niveau d’avant-guerre.
Sur la séquence de cinq séances qui s’est terminée mardi soir, le S&P 500 a poursuivi sur sa lancée de la semaine précédente en prenant 1,39% à 7 064,01 points et comme le Nasdaq Composite (+ 2,63%). Les deux indices ont inscrit des records historiques. Notons que les BATMMAAN n’en sont pas la cause : parmi eux, seul Alphabet (Google) a atteint un record en 2026, et il remonte au 3 février. Auditionné par le Sénat, le probable futur président de la Fed, Kevin Warsh, a déclaré : « je serai un acteur indépendant », tout en réitérant sa volonté de réduire le bilan de l’institution. En Asie, la hausse était toujours de mise pour le Nikkei 225 japonais (+ 2,50%), qui lui aussi a inscrit un record, et pour les indices chinois CSI 300 (+ 2,44 %) et Hang Seng (+ 0,83%). En Europe enfin, le DAX 40 allemand a pris 0,94% et se traite environ 5% sous son sommet de janvier.