Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Depuis notre dernier bilan, le CAC 40 a globalement évolué à la baisse, dans un contexte de marché hésitant. Après un léger rebond en début de semaine porté par des publications d’entreprises bien accueillies, la tendance s’est rapidement inversée. Les tensions au Moyen-Orient, qui ont entraîné une remontée des prix de l’énergie, ont pesé sur le moral des investisseurs. Parallèlement, les marchés s’attendent très largement à ce que la BCE maintienne ses taux inchangés (taux de facilité de dépôt à 2 %). En revanche, le ton de la communication devrait être plus ferme, laissant la porte ouverte à une ou plusieurs hausses à partir de juin si l’inflation reste élevée.
Ainsi, jeudi dernier, le CAC 40 a rebondi de 0,87 %, encouragé par de très bons résultats. Mais vendredi, l’indice parisien a terminé en nette baisse de 0,84 %. Après le week-end, la Bourse de Paris a légèrement reculé de 0,19 % dans un climat prudent, avant de céder 0,46 % mardi. Mercredi, le benchmark a encore perdu 0,39 % à 8 072,13 points, pour un repli de 1,03 % sur la semaine. Du côté des valeurs, STMicroelectronics a signé la meilleure performance de la séquence, avec une hausse significative de 19,4 %, tandis que L’Oréal a progressé de 6 %. Dans le rouge, EssilorLuxottica a chuté de 10,4 %, suivie de Stellantis (- 9 %).
Records à Wall Street, doutes en Europe Encore une semaine dans le vert à Wall Street : sur la séquence de cinq séances qui s’est terminée mardi soir aux États-Unis, le S&P 500 a grimpé de 1,06 % à 7 138,80 points. Et pourtant, une correction a eu lieu le 28 avril en raison d’un article du Wall Street Journal selon lequel OpenAI, qui devrait être l’une des grandes IPO de l’année avec SpaceX, n’aurait pas atteint ses objectifs en termes d’utilisateurs et de CA. Les deux indices avaient précédemment marqué des sommets historiques le 27 avril. Au passage, l’indice VIX, qui fin février avait dépassé 30 points, reste nettement inférieur à 20 points, signe d’une quiétude relative sur les marchés d’actions. Mais le « 10 ans » ne se détend pas et le pétrole non plus (le Brent avoisinant les 117$, et le WTI américain dépassant 100$) faute de perspective claire quant à la réouverture du détroit d’Ormuz. Enfin, le FOMC de la Fed, qui sera pour la dernière fois présidé par Jerome Powell avant que Kevin Warsh ne prenne sa suite, a laissé les taux d’intérêt inchangé. En Asie, où la « semaine dorée » de jours fériés vient de commencer au Japon, le Nikkei 225 a grappillé 0,56 % sur une semaine écourtée quand en Chine, le CSI 300 (+ 0,22 %) et le Hang Seng (- 0,20 %) ont stagné. En Europe enfin, le DAX 40 allemand s’est tassé de 1,04 % face au risque énergétique et à des résultats d’entreprises mal reçus, par exemple chez Qiagen et Bayer.