Vous avez ouvert un compte d’actifs numériques afin de vous diversifier vers les cryptomonnaies ? Rappel des obligations fiscales à respecter en vue d’éviter les foudres de l’administration fiscale.
Comme vos plus-values sur titres, vos gains de cession de cryptoactifs perçus en 2025 vont supporter 12,8% d’impôt et 18,6% de prélèvements sociaux en septembre prochain. Vous êtes toutefois exonéré si les cessions réalisées par les membres de votre foyer n’ont pas dépassé 305 euros en 2025, et bénéficiez d’un sursis d’imposition en cas d’échange d’actifs numériques sans soulte.
Hors de ces cas, vous devez inscrire vos plus-values sur actifs numériques imposables dans une déclaration complémentaire n° 2042 C, comme vos plus-values mobilières de 2025. Vous pouvez renoncer à la « flat tax » de 12,8% et opter pour l’application du barème progressif de l’impôt sur vos gains, en cochant la case 3CN de cette déclaration. Vous n’y avez intérêt que si vous n’êtes pas imposable, ou si votre taux marginal d’imposition est de 11%. Notez que cette option est distincte de l’option pour le barème applicable à vos autres revenus de placements, que vous pouvez exercer en cochant la case 2OP de votre déclaration d’ensemble des revenus n° 2042.
Vous devez aussi détailler chaque cession de cryptos faite en 2025, y compris celles exonérées d’impôt, dans une déclaration spécifique n° 2086. Elle vous permettra de calculer vos plus-values par différence entre, d’une part, votre prix de cession. D’autre part, le prix total d’acquisition de votre portefeuille d’actifs numériques multipliée par le quotient du prix de cession sur la valeur globale de ce portefeuille le jour de la cession. Si vous avez enregistré des moins-values sur cryptos en 2025, vous pouvez les imputer sur vos plus-values.
Vous risquez par ailleurs de devoir également renvoyer une déclaration n° 3916-3916 bis destinée aux avoirs détenus à l’étranger, car la plupart des plateformes d’actifs numériques sont établies hors de France. Elle vous permettra de préciser le numéro des comptes, leur date d’ouverture et leurs caractéristiques ainsi que le nom et l’adresse de l’organisme gestionnaire. À défaut, vous subirez une forte amende, voire à un redressement fiscal avec de lourdes pénalités.