Pour certains contribuables, choisir entre la flat tax et le barème de l’impôt pour leurs revenus de placements n’est pas chose aisée. Bonne nouvelle, ce choix n’est plus irrévocable, vous pourrez revenir en arrière si vous vous êtes trompé.
La flat tax consiste à soumettre vos revenus financiers à un prélèvement forfaitaire unique de 12,8%. Elle s’applique par défaut sur les intérêts et les dividendes générés par vos placements, de même pour les plus-values issues de la vente de vos valeurs mobilières ou droits sociaux. Vous pouvez toutefois y renoncer, et opter pour l’application du barème progressif de l’impôt sur vos revenus et gains de 2025, en cochant la case 2OP de votre déclaration de revenus n° 2042.
Les contribuables non imposables ou faiblement imposés ont logiquement intérêt faire ce choix. Ceux dont le taux marginal d’imposition (TMI) est de 30, 41 ou 45% aussi dans certains cas, car l’option pour le barème permet de déduire ses frais financiers, ses déficits des six dernières années, et d’imputer un abattement sur certains dividendes (de 40%) et certaines plus-values sur actions (de 50, 65 ou 85%). Le choix du barème peut ainsi vous permettre d’être imposé sur une base plus faible, et se révéler avantageux même si votre TMI est supérieur à la flat tax.
L’option pour le barème est globale, elle vaut pour l’ensemble des revenus et plus-values perçus par le foyer dans l’année. Or, elle peut se révéler avantageuse pour certains d’entre eux et pas pour tous. Vous ne devez donc opter pour le barème si cela vous permet d’abaisser le taux global d’imposition de l’ensemble de vos intérêts, dividendes et plus-values en-deçà de 12,8%. Autre différence, la CSG payée sur vos revenus et plus-values est déductible du revenu global de votre foyer à hauteur de 6,8% en cas d’option pour le barème. Ceci procure une baisse d’impôt proportionnelle au TMI mais vous ne pouvez rien déduire avec la flat tax.
Choisir le bon régime fiscal pour vos placements n’est donc pas toujours évident. Heureusement, le caractère irrévocable de l’option pour le barème a été supprimé par la loi de finances pour 2026, et les services fiscaux ont prévu d’appliquer cet assouplissement dès cette année. Vous pouvez cocher la case 2OP de votre déclaration sans crainte si vous estimez le barème plus avantageux pour vous. Vous pourrez vous raviser ultérieurement si vous vous êtes trompé, via le service de télécorrection en ligne sur le site des impôts (entre août et décembre 2026) ou par une réclamation adressée à votre service des impôts (d’ici fin 2028). Cela vous laissera le temps de prendre conseil auprès d’un expert en fiscalité.