Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Les mouvements du CAC 40 ont été dictés par un cocktail d’inquiétudes sur l’inflation et les taux, et par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le retour des pressions inflationnistes alimente la crainte d’un resserrement monétaire par les grandes banques centrales, ce qui pèse sur la Bourse. En outre, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping jeudi et vendredi derniers n’a pas apaisé les préoccupations liées au conflit, pas plus que le plan présenté par l’Iran lundi. Le blocage du détroit d’Ormuz et les prix du pétrole toujours élevés entretiennent l’aversion au risque et la nervosité des marchés. Dans ce contexte, le CAC 40 a clôturé en hausse de 0,93% jeudi dernier avec l’espoir d’un apaisement en vue des discussions entre les États-Unis et la Chine, avant de chuter de 1,60% vendredi. Après le week-end, l’indice parisien a gagné 0,44% et a terminé proche de l’équilibre à - 0,07% mardi. Mercredi, le CAC a bondi de 1,70 % pour finir à 8 117,42 points, après avoir atteint + 2,20% en séance, porté par l’espoir renouvelé de la fin de la guerre. Finalement, il gagne 1,37% sur la semaine. Du côté des valeurs, Publicis a signé la meilleure performance avec une hausse de 9%, suivie d’Euronext qui s’adjuge 6,2%. À l’inverse, Eiffage termine lanterne rouge en perdant 4,4%.
Petite pause à Wall Street : après avoir inscrit de nouveaux records jeudi 14 mai, juste avant la rencontre entre les présidents américain et chinois, les grands indices boursiers des États-Unis se sont tassés. Sur la séquence hebdomadaire en date de mardi soir, le S&P 500 a reculé de 0,64% à 7 353,61 points, le Nasdaq Composite cédant 0,83%. Le marché faisait preuve d’optimisme en espérant que les échanges entre Donald Trump et Xi Jinping accéléreraient les négociations sur l’accord de paix avec l’Iran. Mais de ce point de vue, il n’en a rien été, et le Brent, comme le WTI américain, se maintient au-dessus de 100$. Une perspective inflationniste qui tire les rendements vers le haut : d’abord les anticipations de taux courts, puis les taux longs comme le « 10 ans », qui vient d’atteindre un sommet annuel près de 4,70%, quand le « 30 ans » a retrouvé ses niveaux de 2007.
En Asie, l’impasse géopolitique a pesé lourd : après son record du 14 mai également, le Nikkei 225 (- 5,48%) a aussi souffert d’un « 10 ans » nippon au plus haut depuis 1996. En Chine, le CSI 300 (- 2,95%) et le Hang Seng (- 2,79%) ont vacillé, d’autant que des statistiques économiques ont déçu.
En Europe en revanche, le DAX 40 allemand, à la peine la semaine dernière, a rebondi de 1,86% tout en restant 4% sous son record du 13 janvier dernier.