Les contribuables résidant à l’étranger restent imposables en France sur leurs revenus de source française. Nos conseils de dernière minute pour bien remplir vos obligations fiscales cette année.
Pour ceux déclarant des revenus au fisc français pour la première fois cette année, ou ceux s’étant mariés en 2025 avec un non-résident, la déclaration papier est impérative car ils n’ont pas accès à la déclaration par internet. Cette déclaration doit être renvoyée par courrier pour être considérée comme recevable, prévient la Direction des impôts des non-résidents (DINR). Une déclaration papier scannée ou photographiée puis renvoyée par la messagerie sécurisée de l’espace en ligne des contribuables ne sera pas considérée comme régulièrement déposé. Les non-résidents commettant cette erreur seront passibles des pénalités pour défaut de déclaration.
Par défaut, les non-résidents sont tenus de déclarer leurs revenus de source française. Le fisc applique un taux minimum d’imposition de 20% jusqu’à 29 579 euros puis de 30% au-delà. Toutefois, le barème progressif français s’avère souvent plus avantageux et peut conduire à diviser par deux ou trois l’impôt dû en France par les contribuables vivant à l’étranger. Pour en bénéficier, il suffit d’opter pour le « taux moyen d’imposition » et de déclarer tous ses revenus, français comme étrangers. Cette option rarement choisie est pourtant intéressante pour tous les non-résidents. En effet, le taux moyen s’applique sur les revenus français, et uniquement s’il est plus favorable que le taux minimum de 20%. En outre, ce choix permet aussi de tenir compte des charges déductibles, des crédits et des réductions d’impôt.
Les non-résidents supportent les prélèvements sociaux sur les loyers issus de leurs biens immobiliers situés en France, ainsi que sur les plus-values issues de leur cession. Ils sont exonérés de CSG et de CRDS à condition d’être affiliés à un régime d’assurance maladie d’un État de l’Espace économique européen ou de la Suisse et de ne pas relever d’un régime obligatoire de Sécurité sociale français. Ils acquittent dans ce cas le prélèvement de solidarité de 7,5%. La Direction des impôts des non-résidents rappelle que pour bénéficier de cette exonération partielle, il est impératif de cocher les cases 8SH et suivantes et d’une déclaration complémentaire n° 2042 C, à joindre à la déclaration d’ensemble des revenus n° 2042.