La France reste le pays européen préféré des investisseurs internationaux, selon le baromètre annuel publié par le cabinet EY. En 2025 et pour la septième année consécutive, la France a été la première destination européenne pour les projets d’entreprises internationaux.
L’Hexagone continue notamment de capter des investissements dans des secteurs considérés comme stratégiques tels que l’intelligence artificielle, la défense, les énergies décarbonées ou les technologies de pointe. Les projets annoncés lors du dernier sommet « Choose France » devraient permettre la création d’environ 28 000 emplois en 2026. Cette bonne nouvelle en cache cependant une autre bien plus mauvaise : les décisions d’implantation ou d’extension ont reculé de 17% l’an dernier. La contraction a été particulièrement marquée du côté des investisseurs américains, avec une diminution de 14% de leurs projets dans l’Hexagone par rapport à 2024. Les groupes allemands ont, eux aussi, fortement ralenti avec une chute de 26 % de leurs engagements. Enfin, si l’industrie concentre toujours près de 42% des investissements accueillis dans le pays, le nombre de projets d’implantation sur le territoire a diminué de 15% en un an. Ce ralentissement s’inscrit dans un affaiblissement global de l’attractivité européenne, les projets de créations de nouveaux sites par des investisseurs internationaux y ont reculé de 25% en 2025. Il risque de se poursuivre en 2026, sur fond de tensions au Moyen-Orient et de crise des prix de l’énergie.