La Commission européenne a décidé d’assouplir un peu les règles budgétaires européennes, afin d’aider les pays de l'UE à affronter la crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient. Une mesure destinée à compenser les répercussions négatives sur la croissance et l’inflation des prix élevés des carburants.
Bruxelles va donc autoriser les États à dépenser jusqu'à 0,3% de leur produit intérieur brut (PIB) par an, dans une limite de 0,6% au total jusqu'en 2028, en vue de financer des mesures visant à réduire le recours aux énergies fossiles. Les dépenses éligibles effectuées depuis l'éclatement du conflit en février dernier, comme les aides au changement de chaudière, à l'installation de pompes à chaleur ou de panneaux solaires ou les primes pour véhicules électriques, pourront être assimilées aux dépenses de défense. Ces dernières font en effet l'objet d'un mécanisme d'exemption par rapport aux règles sur les déficits, pour aider les pays européens à se réarmer. Cet aménagement limité des règles budgétaires est jugé insuffisant par le gouvernement italien, Giorgia Meloni ayant demandé, sans succès, à ce que toutes les mesures exceptionnelles prises par les États membres face au choc énergétique soient exemptées.