L’assurance-vie et le Plan d’épargne retraite (PER) peuvent vous procurer un complément de revenus régulier à la retraite ou un capital transmissible hors succession à vos proches. Mieux vaut les utiliser dans le bon ordre pour limiter la part imposable.
L’assurance-vie est un produit performant si vous cherchez à obtenir un complément de revenus régulier à la retraite sans alourdir votre charge fiscale. Vous pouvez récupérer les versements faits sur le contrat à tout moment sans impôts. Les gains générés par votre assurance-vie aussi (hors prélèvements sociaux) dans la limite de 4600 euros (célibataires) ou de 9200 euros (couples mariés ou pacsés) par an, si vous l’avez ouvert il y a au moins huit ans. Grâce à cet abattement annuel, vous pouvez récupérer la totalité de vos fonds (épargne + gains) en franchise d’impôt en étalant vos retraits sur plusieurs années.
Le plan d’épargne retraite (PER) s’avère par nature destiné à vous fournir un complément de revenus et à compenser ceux perdus à la retraite. Or, le capital récupéré sera imposé en totalité si vous avez déduit les versements faits sur votre PER de vos revenus imposables pendant votre vie active. La part correspondant à vos versements sera soumise au barème progressif de l’impôt, et les gains produits par le plan soumis à la fiscalité des revenus de placement. Seule solution pour alléger la facture, vous pouvez opter pour le système du quotient afin de limiter la progressivité de l’impôt sur le capital récupéré.
PER et assurance-vie peuvent jouer à votre avantage si vous êtes fortement imposé et disposez d’une solide capacité d’épargne. Durant votre vie active, vous pouvez alimenter le premier dans la limite de votre plafond de déductibilité fiscale afin de bénéficier de réductions d’impôt. À votre décès, le capital non consommé sera transmis à vos proches à moindres frais. Ces derniers n’auront pas à payer à votre place les impôts et les prélèvements sociaux n’étant pas à régler de votre vivant (faute d’avoir puisé dans votre PER). Les sommes à recevoir seront soumises à la fiscalité successorale du PER, à savoir une exonération totale d’impôt pour votre conjoint ou votre partenaire de Pacs et une exonération partielle d’impôt pour vos autres proches.
Vous pouvez, par ailleurs, placer votre épargne excédentaire dans une assurance-vie. Celle-ci vous procurera un complément de revenus faiblement fiscalisé à la retraite. Si vous l’avez souscrite depuis au moins 8 ans, vous bénéficierez de l’abattement annuel de 4600 euros (9 200 euros pour un couple) sur les gains inclus dans vos retraits et le solde sera taxé au taux réduit de 7,5% ou de 12,8% (hors prélèvements sociaux). En outre, les versements faits sur votre assurance vie seront récupérables en franchise d’impôt, à la différence de ceux opérés sur votre PER.