Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Le CAC 40 respire, mais n’est pas euphorique
Ouf ! Le soulagement qui a suivi, et même précédé, le protocole d’accord de paix entre Washington et Téhéran durant le week-end est évidemment de mise. Les incertitudes autour de la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a fait s’envoler les prix des hydrocarbures, semblent enfin reléguées, comme en témoigne un baril de Brent revenu autour des 80$. Il se pourrait néanmoins que les choses ne soient pas gravées dans le marbre. Américains et Iraniens doivent se retrouver ce vendredi en Suisse pour signer effectivement l’accord, ce qui ouvrira une nouvelle période de négociations de 60 jours où des problèmes ne manqueront pas d’apparaître.
En attendant, les marchés sont rassurés et la Bourse de Paris en a profité. Jeudi dernier, le CAC 40 a progressé de 0,48% malgré le relèvement des taux directeurs de la BCE. Il a bondi de 1,83% le lendemain avec l’espoir de la fin du conflit au Moyen-Orient. L’indice n’a gagné que 0,40% au retour du week-end, puis s’est adjugé 0,75% mardi. Il termine sur une note négative ce mercredi à 8 430,79 points (- 0,20%), mais affiche une hausse de 3,30% sur la semaine. Du côté des valeurs, les bancaires se sont distinguées : Société générale a pris 13,2%, BNP Paribas 10% et Crédit agricole 7,4%. À l’inverse, Dassault Systèmes a souffert avec une chute de 10,4%.
Un accord de paix salué par la Bourse
Encore une semaine de hausse pour les Bourses aux États-Unis, avec un S&P 500 qui gagne 1,70% à 7 511,36 points, quand le Nasdaq Composite prenait 2,72%. Ces deux indices n’ont toutefois pas marqué de record, à la différence du Dow Jones. Deux grands événements ont rythmé la séquence, à commencer par l’IPO de SpaceX, qui a démarré fort : en capitalisant déjà 2 700Md$, le conglomérat spatial d’Elon Musk s’érige en cinquième capitalisation des États-Unis, devant Amazon. Autre élément qui a stimulé l’appétit pour le risque : l’annonce d’un protocole d’accord de paix entre l’Iran et les États-Unis. Toujours en hausse de 30% depuis le début de l’année, le Brent est ainsi passé sous 80$, loin des 122$ atteints en avril. Le VIX, l’« indice de la peur », est déjà revenu à son niveau d’avant crise, quand le « 10 ans » a plus légèrement reflué vers 4,40%.
En Asie, le Nikkei 225 s’est offert un nouveau record en s’adjugeant pas moins de 8,92% dans l’anticipation d’une détente des prix de l’énergie. Et ce en dépit de taux courts portés par la Banque du Japon à 1%, au plus haut depuis 1995. Le ton était plus mitigé en Chine, avec un CSI 300 continental en hausse de 3,85% quand le Hang Seng de Hong Kong se tassait de 0,26%. En Europe, le DAX 40 allemand a progressé de 1,95%. Vers 25 000 points, il se traite environ 2% sous son record de janvier.