Si vous pensez avoir payé trop d’impôts cette année, en raison d’une erreur de l’administration fiscale s’est trompée dans ses calculs, vous pourrez en contester le bien-fondé jusque fin 2028. Le point sur la procédure de réclamation contentieuse à respecter.
Tout contentieux fiscal doit débuter par le dépôt d’une réclamation préalable auprès de votre centre des finances publiques. Cette démarche est obligatoire avant d’introduire un recours amiable ou de saisir les tribunaux. Votre réclamation pourra être faite par écrit, de préférence envoyée en recommandé avec accusé de réception, ou en ligne via votre messagerie sécurisée du site des impôts. Elle devra préciser votre nom, prénom et adresse, exposer l’objet du litige, INDIQUER l’impôt concerné et être signé de votre main. Vous y joindrez les pièces justificatives utiles (copie de votre avis d’imposition, de votre déclaration de revenus, attestation de paiement de l’impôt réclamé…).
L’administration fiscale aura six mois pour se prononcer sur votre réclamation, ou neuf mois si l’affaire est complexe. S’il l’accepte, l’imposition contestée sera annulée, et l’impôt payé à tort vous sera restitué avec intérêts. S’il la rejette, vous pourrez tenter d’obtenir gain de cause devant le conciliateur fiscal départemental ou devant le médiateur des ministères économiques et financiers. Le premier pourra infléchir la position du fisc en votre faveur, soldant ainsi votre litige. Le second pourra formuler une recommandation en votre faveur. L’administration fiscale sera libre de suivre ou pas. Attention, la saisine de ces autorités n’interrompra pas le délai dont vous disposez pour saisir le tribunal. Elle ne vous dispensera pas non plus de payer l’impôt contesté dans les délais légaux, sauf si vous avez demandé et obtenu un sursis de paiement.
En cas d’échec des différents moyens de médiation, vous pourrez envisager un recours devant le tribunal administratif dont dépend votre domicile principal. Vous devrez être rapide, le juge pourra être saisi dans les deux mois à compter de la réception de la réponse de l’administration fiscale à votre réclamation, y compris si vous tentez une conciliation (délai porté à trois mois pour les contribuables d’outremer et à quatre mois pour ceux de l’étranger). Toutefois, si elle ne vous répond pas dans le délai imparti (six ou neuf mois), votre demande sera considérée comme implicitement rejetée, et vous pourrez alors saisir la justice à tout moment.
La procédure sera écrite, l’instruction du dossier se fera par échange de mémoires, et le jugement vous sera notifié en recommandé. Ce recours au tribunal devra toutefois être envisagé en dernier ressort, uniquement si les intérêts en jeu sont importants et après avoir épuisé toutes les voies amiables. Un procès s’avère toujours long et coûteux et vos frais de justice vous seront remboursés uniquement si vous gagnez.