Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Le CAC 40 reste méfiant après l’accord
Si l’heure était au soulagement la semaine dernière du côté des investisseurs avec la signature du protocole d’accord de paix entre Washington et Téhéran, les cinq dernières séances ont plutôt montré leur scepticisme sur les négociations qui viennent de débuter en Suisse entre les belligérants. Les tensions sont toujours là, les exigences de l’Iran importantes, notamment par rapport au détroit d’Ormuz que le pays a brièvement refermé, et dont on ne sait s’il fera l’objet d’une taxe pour les navires. Les incertitudes sont nombreuses mais le pétrole poursuit son repli avec un baril passé sous les 80$, ce qui est plutôt bon signe, tandis que les craintes sur l’IA ressurgissent et pèsent sur le marché.
Ainsi, le CAC 40 s’est apprécié de 0,44% jeudi dernier, avant de reculer de 0,55% le lendemain. Nouvelle baisse au retour du week-end lundi (- 0,25%), suivie d’un autre mardi un peu plus marqué encore (- 0,71%). Le benchmark finit sur une note plus positive ce mercredi avec un gain de 0,54% à 8 385,49 points, et cède 0,54% sur la période. Du côté des valeurs, certaines malmenées ces derniers temps ont relevé la tête : Eurofins Scientific enregistre la meilleure performance avec un bond de 7,2%, suivie par Pernod Ricard (+ 5,9%) et Danone (+ 5,7%). À l’inverse, Stellantis termine lanterne rouge avec une glissade de 10,4%.
Après l’euphorie, le retour des doutes
L’hésitation est de retour à Wall Street. Au terme d’une séquence hebdomadaire écourtée vendredi aux États-Unis, par le jour de Juneteenth, le S&P 500 s’est tassé de 1,94% à 7365,46 points, le Nasdaq Composite étant plus mal orienté encore (- 2,99%). Premier motif d’inquiétude : après la signature d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran, les négociations en Suisse du deal final entre les deux puissances s’avèrent heurtées, le détroit d’Ormuz ayant un temps été refermé. Reste que le reflux du Brent se poursuit autour des 77$. Du côté des valeurs, presque tous les BATMMAAN ont reculé de jusqu’à 4,87% sur un regain de doutes quant aux perspectives des grands noms de l’IA. De plus et après des débuts en fanfare, SpaceX a vivement consolidé (- 18,62%) avec l’annonce d’une émission obligataire de 20 Md$ pour financer des investissements si massifs que le cash-flow libre ne suffit pas.
En Asie où la thématique des « pelles et des pioches » de l’IA avait joué à plein, le Nikkei 225 a consolidé de 1,04 % après ses records, tout comme le Kospi sud-coréen (- 4,44%). En Chine, le CSI 300 a tenu (+ 0,24%) mais le Hang Seng a plié (- 3,78%). En Europe enfin, le DAX40 est resté stable (- 0,07%) bien que les groupes automobiles, dont les ventes sont mal orientées, aient reculé, à l’instar de Volkswagen (- 13%) et BMW (- 10%).