Livrets règlementés, super livrets bancaires, comptes à terme... Quels sont les placements sécurisés et liquides à privilégier en 2026 afin d’héberger votre épargne de précaution. Tour d’horizon de leurs rendements respectifs.
Les livrets d’épargne réglementés sont des placements souples, sans frais, disponibles en permanence, garantis et totalement exonérés d’impôts. Ils constituent l’enveloppe idéale pour vous constituer une épargne de précaution sans contrainte, récupérable à tout moment. Ou pour placer temporairement des rentrées d’argent (donation, bonus ou prime, indemnité de licenciement…) dans l’attente de la réalisation d’un projet.
Le livret A, et son petit frère le livret de développement durable et solidaire (LDDS), offrent un rendement net de 1,50% depuis février 2026. Le livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, est un peu plus performant, à 2,5%. Ces taux pourraient être légèrement revus à la hausse le 1er août prochain, car leur évolution est liée à l’inflation.
Le livret bancaire (ou compte sur livret bancaire) est aussi un placement totalement liquide et sans risque. Il offre une rémunération fixée librement par chaque banque, qui peut être attrayante à court terme. La rémunération brute de base est souvent inférieure à celle des livrets réglementés. Mais des taux promotionnels sont généralement proposés aux nouveaux souscripteurs (jusqu’à 5% en juin 2026), à hauteur d’un certain plafond de dépôt (100 000 euros par exemple) ou pendant une certaine durée (3 à 6 mois le plus souvent).
Ces offres commerciales permettent de faire fructifier une épargne à très court terme dans des conditions intéressantes. Mais ces livrets sont fiscalisés. Les intérêts produits chaque année sont soumis à la flat tax de 31,4%, soit 12,8% d’impôt et 18,6% de prélèvements sociaux.
Le compte à terme est un compte rémunéré sur lequel les sommes déposées sont bloquées pour une durée déterminée à l’avance. Il s’agit en quelque sorte d’un prêt d’argent à une banque. En retour, celle-ci offre une rémunération garantie, sous forme d’intérêts. À l’ouverture, l’épargnant place une somme déterminée, et il ne peut pas faire de versements complémentaires par la suite.
En juin 2026, les comptes à terme du marché français offrent un taux moyen de rémunération compris entre 2% et 3%, toutes durées confondues. Mais là encore, c’est un placement fiscalisé. Et des pénalités sont appliquées en cas de déblocage anticipé des fonds.