Les Sicav et les FCP permettent aux épargnants de déléguer le choix de leurs placements financiers à des professionnels. Trois critères permettent de trier le bon grain de l’ivraie : les performances, les frais et la volatilité.
Les sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et les fonds communs de placement (FCP) génèrent deux types de ressources : des revenus, sous forme d’intérêts et de dividendes, et une éventuelle plus-value lors de la revente des titres. Les rendements varient d’une Sicav et d’un FCP à l’autre, en fonction de la stratégie choisie, de la qualité du gestionnaire, de la composition du portefeuille, et des mouvements des marchés financiers. Les écarts de performance sont encore plus importants pour les FCP investis dans des sociétés non cotées, comme les fonds de placement à risques (FCPR), dans l’innovation (FCPI) ou de proximité (FIP).
S’agissant des performances à court terme (3 mois et 1 an), l’attention et la prudence restent de mise. L’idéal, notamment pour les fonds actions, est d’analyser leurs performances à long terme (3 ans, 5 ans, plus si possible). Et de scruter leur classement sur plusieurs périodes de référence. Il convient également de comparer des fonds comparables (actions françaises, par exemple). Certains sont assortis d’un avantage fiscal, susceptible de doper leur rendement.
L’investisseur doit supporter différents types de frais : de souscription, de gestion, de surperformance, etc. Leur montant varie selon le type de fonds et le montant investi. Les frais de souscription oscillent entre 0,25 et 2,5% du montant investi, les frais de gestion annuels entre 1 et 2,5% de la valeur des actions ou parts, et les frais de surperformance peuvent représenter 10 à 15% des résultats supplémentaires générés par le gérant. L’investisseur peut vérifier leur montant sur le document d’information clé remis avant la souscription.
Attention aux frais plus discrets, tels que les commissions de mouvement payées par le fonds au dépositaire et/ou à la société de gestion, lorsque le gérant achète ou vend une action ou une autre valeur mobilière. Ces frais peuvent grimper jusqu’à 0,30% des transactions, et alourdir la note.
La volatilité d’un fonds collectif d’investissement n’est pas un critère financier mais statistique. Elle est déterminante car elle conditionne quand investir dans une Sicav ou un FCP, et quand en sortir.
La volatilité caractérise la stabilité d’une valeur sur un marché, et les écarts à court terme qu’elle peut subir entre ses points hauts et ses points bas. Plus la volatilité est élevée, plus l’investisseur doit être attentif à l’évolution de ces placements en Sicav et FCP.