Chocs géopolitiques et énergétiques, consommation et investissement atones, inflation persistante, finances publiques sous tension, marché du travail en voie de dégradation... Les signaux sont au rouge pour la conjoncture française, marquée par une accumulation d’incertitudes.
Après la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient fragilise un peu plus l’économie française. La nouvelle hausse des prix de l’énergie subie depuis le mois de mars pèse sur la croissance, revue à la baisse à 0,5% seulement pour 2026. L’inflation reste élevée, autour de 3%, et le pouvoir d’achat des ménages recule, freinant la consommation. Les entreprises, confrontées à la hausse de leurs coûts et à la baisse de la demande, hésitent à investir. Le chômage repart à la hausse, tandis que le déficit public et la dette atteignent des niveaux préoccupants, limitant les marges de manœuvre de l’État. Résultat, la France est plus que jamais vulnérable, et retrouver une croissance durable à moyen terme semble hautement compromis dans un contexte international aussi instable et à la veille d’échéances politiques majeures. Tout nouveau choc énergétique ou conflit international risque en effet d’effacer le peu de croissance attendue pour 2026, et pourrait même faire entrer la France en récession en 2027 selon certains économistes.