Croissance en berne, pouvoir d'achat en baisse, chômage en hausse… L'Insee a présenté mi-juin les perspectives économiques de la France pour la fin de l’année 2026. Les ménages sont les principales victimes de la conjoncture actuelle.
Selon l’institut, l'économie française progressera de seulement 0,7% en 2026, contre 0,9% en 2025. En cause, la hausse des prix du pétrole pesant sur l'activité économique et réduisant le pouvoir d'achat des ménages. Le choc pétrolier lié au blocage du détroit d’Ormuz pourrait faire fondre la croissance à l'économie française de 0,2 à 0,3 point en 2026.
Les entreprises répercutent progressivement l'augmentation de leurs coûts de production, se traduisant par des hausses de prix pour les consommateurs. Toutefois, le marché du travail étant peu dynamique, la capacité des salariés à négocier des hausses de rémunération s’avère réduite. La consommation des ménages reste sous pression, et ces derniers sont contraints de puiser dans leur épargne afin de compenser l'augmentation du coût de la vie.
L'Insee prévoit une accélération de l'inflation au second semestre 2026. Elle devrait passer de 2,4% en juin à 3% en décembre. La crise du Golfe devrait se diffuser à l'ensemble de l'économie, malgré le protocole d’accord fraîchement conclu entre les États-Unis et l’Iran, avec pour conséquence une augmentation des coûts de transport, de production et de distribution.
Petite lueur d’espoir, certains secteurs industriels français se portent bien, compensant les tensions sur la consommation des ménages. Chez les fabricants de produits chimiques et les raffineries, les entreprises françaises gagnent des parts de marché depuis le début du conflit au Moyen-Orient. La construction navale et l'aérospatiale voient également leurs exportations fortement progresser. Grâce à cette dynamique industrielle, la France limite la casse et maintient une croissance a minima, malgré un contexte énergétique défavorable.