Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Le CAC 40 de nouveau fébrile
Depuis notre dernier bilan, la Bourse de Paris a été marquée par les interrogations autour de la rentabilité des investissements dans l’IA et des valorisations stratosphériques des géants de la tech. Sur le front géopolitique, la signature de l’accord pour une nouvelle période de négociations entre les États-Unis et l’Iran n’a finalement pas eu lieu. Des discussions techniques sont en cours à Doha mais elles peinent à rassurer les investisseurs.
Les regards sont également tournés depuis lundi soir vers Sintra au Portugal, où se tient le forum annuel des banquiers centraux : la Fed pourrait donner des indications sur un possible relèvement de ses taux en septembre. Ainsi, jeudi, le CAC 40 a gagné 0,55 % avant de conclure la semaine en recul de 0,55 % vendredi. Après le week-end, l’indice parisien a démarré en repli de 0,21 % lundi avant de se reprendre de 0,44 % mardi. Le CAC 40 termine la semaine sur une note négative ce mercredi avec une baisse de 0,79 % à 8 337,29 points et cède 0,57 % sur la séquence. Du côté des valeurs, Dassault Systèmes, après un passage difficile, signe la meilleure performance de la semaine avec une hausse de 5,7 %, suivie d’Air Liquide qui gagne 3,8 %. Dans le rouge, Kering chute de 7,4 %, tandis qu’Orange se replie de 6,7 %.
Wall Street toujours en forme
La hausse était de nouveau de mise aux États-Unis où sur la séquence de cinq séances en date de mardi soir, l’indice S&P 500 a pris 1,82 % à 7 499,36 points. Le Nasdaq Composite, qui fait mieux en gagnant 2,45 %, tire parti de la solidité des perspectives des valeurs de second rang des semi-conducteurs. Micron Technology (+ 10,09 %) profite de la pénurie de puces mémoire et d’un mix produits plus favorable : son action a grimpé après « une publication trimestrielle exceptionnelle, très supérieure aux attentes », selon Aurel BGC, quand Qualcomm a relevé ses prévisions. Toujours loin du pic annuel de plus de 122$ des derniers jours d’avril, le cours du Brent se maintient dans la zone des 72$ malgré une paix toute relative au Moyen-Orient. Cela étant, les grands indices précités n’ont pas atteint de record. Les investisseurs s’attendent à ce que la Fed, pourtant dirigée par un proche de Donald Trump, remonte ses taux en septembre pour contrer l’inflation, un second tour de vis n’étant pas exclu en décembre. En Asie, le Nikkei 225 japonais proche des records a pris 1,88 % grâce à un yen au plus bas depuis 40 ans. Mais en Chine, si le CSI 300 a grappillé 0,32 %, le Hang Seng a encore reculé (- 2,27 %). En Europe enfin, le DAX 40 allemand a progressé de 0,41 %, soutenu notamment par la modération des prix de l’énergie.