Les épargnants investissant dans un fonds collectif de placement se focalisent généralement sur son potentiel rendement à long terme. Ils oublient parfois d’en analyser les risques. Selon l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), ils sont de trois ordres.
La totalité des fonds, actions, obligataires ou diversifiés, et sicav investie sur les marchés financiers présente un risque de perte en capital. La volatilité d’une valeur (son cours évolue à la hausse et à la baisse), traduit en quelque sorte ce risque : plus la volatilité d’un produit est élevée, plus le risque associé à ce produit s’avère fort. Pour connaître le niveau de risque d’un fonds, il faut consulter son DIC (Document d’Informations Clés). Son profil de risque et de rendement est symbolisé par une échelle allant de 1 (moins risqué) à 7 (plus risqué).
La plupart des fonds et sicav investis sur les marchés obligataires présente un risque spécifique, dit de taux. En effet, si les taux d’intérêt remontent, le prix des obligations détenues dans les fonds baisse, ce qui expose l’investisseur à un risque de moins-value en cas de revente. Car les prix des obligations varient en sens inverse des taux d’intérêt.
Ce risque est présent dans les fonds actions, obligations ou diversifiés investis majoritairement dans les économies hors zone euro, comme aux États-Unis, en Asie, au Royaume-Uni, en Suisse… Le risque pour l’investisseur tient alors à l’évolution des cours de change entre les différentes devises. L’investisseur européen qui investit en dollar peut voir ses performances fondre si le cours du billet vert baisse par rapport à l’euro ou, au contraire, bondir si l’euro baisse. Certains fonds hors zone euro offrent une « couverture » contre le risque de change, mais la plupart sont exposés aux variations des devises.