Les ETF (Exchange Traded Fund), également appelés trackers ou fonds indiciels séduisent les épargnants particuliers car ils reproduisent fidèlement l’évolution d’un indice boursier. Ces placements de diversification comportent toutefois des risques à bien identifier avant d’investir.
Pour évaluer le risque d'un ETF, il faut connaître le risque des valeurs le composant. Le document d'informations clés (DIC) de l'ETF constitue à cet égard une mine d’informations. Elle précise les secteurs ou les zones géographiques couvertes.
La rubrique « Quels sont les risques et qu’est-ce que cela pourrait me rapporter ? » du document précise aussi le niveau de risque de l'ETF en le situant sur une échelle allant de 1 à 7 (du moins au plus risqué). Cet indicateur, appelé SRI, donne une vue d'ensemble du niveau de risque et permet de comparer le placement avec d'autres. Le SRI prend en compte deux facteurs de risque, la volatilité et le risque de crédit, c'est-à-dire le risque que la société qui gère l'ETF ne puisse pas accéder à la demande de sortie de l'investisseur.
Il peut exister d’autres risques liés aux ETF, qui doivent être identifiés dans le DIC. Comme le risque de change pour certains ETF investissant dans des indices d'actions cotées dans des devises étrangères et qui ne cherchent pas à gommer ce risque. Ou encore le risque de liquidité,
Pour les fonds collectifs de placement, donc les ETF, il existe d’autres façons d’estimer le risque lié à la volatilité qui sont parfois proposées dans les établissements financiers. La « VaR » par exemple, ou « Value at Risk », indique le niveau de perte avec une probabilité donnée, par exemple dans 95% des cas. Par exemple, pour un ETF d’actions, si la VaR sur un mois à 95% est de -7%, cela signifie que sur cette durée, la performance a 95% de chances d’être supérieure à -7% et 5% de chances d’être inférieure.
Le « drawdown » renseigne pour sa part sur la perte la plus importante qu’a affiché l’ETF pendant une certaine période (un an par exemple), c’est-à-dire la perte qu’un investisseur aurait subie s’il avait acheté au plus haut et vendu au plus bas possible sur cette période. Par exemple, pour un fonds d’actions, le drawdown observé sur les 5 dernières années est de -45%. Cela donne une bonne idée du risque de perte.