Porté par plusieurs transactions de très grande taille, le marché français des fusions-acquisitions a atteint au premier semestre son plus haut niveau depuis 2018, avec 106,6 milliards d’euros d’opérations annoncées, en hausse de 57% sur un an.
Porté par plusieurs transactions de plus de 10 milliards d’euros, le marché français des fusions-acquisitions a connu au premier semestre son plus haut niveau depuis 2018, avec un montant annoncé de 106,6 milliards d’euros, en hausse de 57% sur un an. Ce rebond spectaculaire s’inscrit dans un environnement toujours heurté – tensions géopolitiques, pétrole cher, hausse des taux, croissance molle. Toutefois, les grands groupes ont appris à composer avec cette volatilité, en utilisant les acquisitions comme levier de consolidation sectorielle, de diversification géographique et de renforcement dans des domaines stratégiques comme l’intelligence artificielle. Or, derrière la flambée des volumes se cache la baisse du nombre de transactions, seules les opérations les plus structurantes semblent tirer le marché. En outre, la montée en puissance d’investisseurs étrangers et la perspective de nouveaux débats budgétaires et électoraux pourraient, à moyen terme, peser sur le rythme des deals en 2027.