Les produits américains entrant en Europe sont détaxés depuis le 1er juillet 2026, conformément à l’accord sur les droits de douane réciproques imposé par les USA à l’UE en 2025. Un accord pour le moins déséquilibré, et largement à l’avantage de Donald Trump.
« Promesse tenue »
Cette déclaration a été tenue fin juin par le porte-parole de l'UE en matière commerciale, Olof Gill, lors d'une conférence de presse, saluant « une bonne nouvelle pour les relations transatlantiques ». La législation mettant en œuvre l’accord sur les droits de douane entre américains et européens, conclu il y a un an, a été publiée le 30 juin 2026 au Journal officiel de l'Union européenne, avec une entrée en vigueur prévue le lendemain.
Donald Trump avait donné aux Européens jusqu'au 4 juillet, jour des célébrations des 250 ans des États-Unis, pour ratifier l’accord. Il a obtenu gain de cause, et les droits de douane appliqués dans l'UE sur la plupart des produits industriels et agricoles en provenance des États-Unis sont supprimés depuis le 1er juillet. Il s'agit du principal engagement pris l'été dernier par les Européens, en échange du plafonnement à 15% des taxes imposées sur les importations européennes.
Accord temporaire sous conditions
L’UE a agi en coulisse ces derniers mois pour tenter d’assouplir les droits de douane imposés à l’entrée aux USA. Dans un compromis négocié en mai dernier avec les États membres, les eurodéputés ont obtenu l'ajout d'une clause de caducité. Elle prévoit l'expiration automatique de l'accord commercial fin 2029, après le mandat de Donald Trump, sauf si une prolongation est votée d'ici là.
La Commission pourra en outre suspendre le pacte douanier si Donald Trump ne supprime pas d'ici la fin de l'année les surtaxes de 50% imposées sur des centaines de produits contenant de l'acier et de l'aluminium. Les discussions se poursuivent à ce sujet avec le gouvernement américain. Or, le président américain menaçait à nouveau, dès le 3 juillet, de frapper de droits de douane de 100% les pays européens qui mettraient en place une taxation des services numériques américains.