La Coupe du monde 2026, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, est présentée comme la plus grande de l’histoire du football. Avec 48 équipes, 104 matchs et 16 villes hôtes, l’événement doit générer des milliards de dollars d’activité.
La Coupe du monde 2026, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, est présentée comme la plus grande de l’histoire du football. Avec 48 équipes, 104 matchs et 16 villes hôtes, l’événement doit générer des milliards de dollars d’activité.
Bénéfices sectoriels
Pour la première fois, trois pays ont accueilli simultanément la compétition en juin et juillet derniers, avec une augmentation du nombre d’équipes participantes et de rencontres disputées. Les États-Unis ont organisé la majorité des matchs, mais l’évènement a aussi permis au Canada et au Mexique, co-organisateurs, de profiter de l’afflux de visiteurs internationaux et de l’attention mondiale portée à l’événement.
Allianz Research estime ses retombées financières à 9 milliards de dollars, soit environ 7,8 milliards d’euros. Principal secteur bénéficiaire, le tourisme. Les dépenses des visiteurs ont avoisiné 8 milliards de dollars, dont 6,8 milliards provenant des étrangers. Les taux d’occupation hôtelière a atteint 90% à 95% dans les 16 villes hôtes, où les tarifs ont bondi de 15% à 20%. A ces flux s’ajoutent 1 milliard de dollars de recettes pour le transport aérien et autant pour les entreprises de sécurité.
Impact limité sur le PIB
Malgré ces retombées visibles, plusieurs études économiques invitent à relativiser l’impact macroéconomique global de la Coupe du Monde 2026. Natixis CIB estime par exemple que l’effet sur le PIB américain pourrait représenter environ 0,05%, tandis que l’impact pour le Mexique serait compris entre 0,1% et 0,2%. En effet, pour une économie de la taille des États-Unis, quelques milliards de dollars supplémentaires restent relativement modestes à l’échelle nationale.
Cette conclusion rejoint de nombreux travaux universitaires montrant que les grands événements sportifs produisent rarement un véritable boom économique durable pour les pays organisateurs. Ils constituent davantage un accélérateur temporaire d’activité locale et un puissant outil de rayonnement international qu’un un moteur de croissance économique pérenne. Le Mondial 2026 ne devrait pas échapper à la règle.