La Monnaie de Paris propose une nouvelle offre d’investissement en or pur, la « Marianne Or », aussi appelée Bullion. Un placement envisageable dans une optique de long terme, voire de transmission.
Or physique ou numérique
Quatre pièces sont commercialisées, de poids et de diamètre différents, dont le prix est calé sur le cours de l’or. Lors de la présentation de la gamme par la Monnaie de Paris fin mai, les prix étaient de 390 euros pour la pièce la plus légère (1/10e d’once, soit 3,11 grammes d’or) et jusqu’à 3 900 euros pour la plus lourde (1 once, soit 31,1 grammes). Il faut y ajouter des frais de commission (4% du prix de la pièce) ainsi que des frais de livraison (10 euros).
L’investisseur peut opter pour une version numérique de la pièce, l’e-Marianne Or. Présentée comme une première mondiale, celle-ci est également disponible en quatre déclinaisons, avec cette fois 3% de frais de commission. Dans cette version dématérialisée, l’établissement public assure la conservation sécurisée de l’or pour le compte du client et prélève, à ce titre, des frais de 0,5% par an pour conserver votre portefeuille en ligne. Avec l’objectif de produire près de 100 000 pièces par an, l’institution du quai de Conti souhaite insuffler un nouvel élan à l’investissement en or pour en élargir l’accès au grand public.
Placement de long terme
L’or physique peut être revendu en boutiques spécialisées, la version dématérialisée peut être cédée sur un espace en ligne (1,5% de frais de vente). Dans les deux cas, le vendeur devra payer soit la taxe forfaitaire sur les métaux précieux égale à 11,5% du prix de la vente, soit la taxe sur les plus-values de 37,6% (avec un abattement de 5% par année de détention à partir de la troisième année, soit une exonération totale après 22 ans, à condition de disposer d’un justificatif d’acquisition), selon l’option la plus favorable pour lui.
Mieux vaut acquérir ces pièces en or pur avec un objectif long terme, voire dans une optique de transmission. L’investisseur évitera ainsi les fluctuations du cours de l’or, très volatil ces derniers mois. Si le métal jaune a progressé de 60% en 2025, et a atteint un sommet fin janvier 2026, autour de 4 500 euros l’once, il avait déjà perdu 15% par rapport à ce plus haut début juin.