Les banques poursuivent leur politique agressive de recrutement via le crédit. Or, certains signaux laissent présager une évolution des taux d’emprunt dans les mois à venir. Décryptage des tendances en ce début de second semestre.
Les taux immobiliers en juillet
L’été s’avère souvent une période charnière pour le marché immobilier. Avec l’accalmie des taux observée ces derniers mois, les acquéreurs ont profité de conditions favorables pour concrétiser leur projet au cours du premier semestre. Celui-ci s’est achevé sur une note très encourageante. En effet, la production de crédit ayant bondi de 10%, attestant du dynamisme du marché immobilier, malgré un contexte international tendu.
Début juillet, la banque centrale européenne (BCE)i a augmenté ses taux directeurs, une première depuis septembre 2023. Ce mouvement n'a cependant pas provoqué de choc immédiat, la plupart des établissements bancaires ayant déjà intégré cette hausse dans leur stratégie. Résultat : les taux d’emprunt sont restés stables en juillet, à 3,10% sur 15 ans et à 3,20% sur 20 ans.
Horizon incertain
Faut-il pour autant se dépêcher d’emprunter en juillet 2026 ou attendre un peu ? Le courtier en ligne Meilleurtaux.com conseille pour sa part de ne pas attendre la rentrée. Les écarts de tarifs entre les établissements restent importants, pouvant aller jusqu'à 1% de différence, ce qui favorise leur mise en concurrence. Une nouvelle hausse des taux directeurs n'étant pas exclue pour septembre, il parait pertinent de finaliser son projet dès maintenant pour profiter des conditions de crédit actuelles.
De plus, les offres promotionnelles des banques en matière de crédit se concentrent sur le printemps, et elles disparaissent progressivement avec la période estivale, en particulier pour les primo-accédants. Ceux projetant d’acheter leur premier logement risquent ainsi de subir une hausse de 5 à 10 points de base du taux de leur emprunt s’ils tardent trop à se lancer.