Au 1er trimestre 2026, les flux de placements financiers des ménages français ont atteint 32 milliards d'euros, en nette hausse par rapport au trimestre précédent (26,1 Md€), selon la Banque de France. Un trimestre marqué par le succès des produits de fonds propres et de l’assurance-vie.
Réallocation massive vers les fonds propres
Les Français ont beaucoup épargné en début d’année. Le taux d’épargne globale a progressé pour s’établir à 17,4% du revenu disponible brut. Cette manne s’est traduite par une forte accélération des flux de placements financiers au premier trimestre.
Le fait marquant de la période a résidé dans un arbitrage spectaculaire en faveur des produits de fonds propres, qui ont capté à eux seuls 18,2 milliards d’euros. Ce rebond massif a marqué le retour en grâce des actions cotées et non cotées auprès des particuliers, après un dernier trimestre 2025 en fort recul. À l'inverse, les produits de taux ont subi un coup d'arrêt, à 10,3 milliards d’euros. En cause, une gestion plus offensive de leurs liquidités par les ménages, ces derniers cherchant davantage à placer leurs avoirs dormants sur leurs comptes courants.
L’assurance vie reine des arbitrages
Dans ce paysage de réallocation patrimoniale, l’assurance-vie s'est imposée comme le réceptacle majeur des flux financiers e début d’année. Les traditionnels fonds en euros se sont maintenus en attirant 13,4 milliards d’euros (+ 1,2 Md€ sur un trimestre). Surtout, les unités de compte (UC) ont enregistré des flux nets de 11,3 milliards d’euros, matérialisant l'appétit des épargnants pour les marchés financiers.
Cet appétit pour l’assurance-vie s’est fait au détriment de l’épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP), désormais moins rémunératrices. Alors que ces livrets sécurisés avaient accumulé des collectes records les années précédentes, le premier trimestre 2026 a été marqué par d'importants retraits et une forte décollecte. Preuve que les Français ne cherchent plus forcément la sécurité avant tout, beaucoup préfèrent désormais tenter de maximiser leur capital via des supports financiers à risque.