Dans le cadre de la préparation du Budget 2027, l’exécutif étudie la possibilité de soumettre l’épargne salariale aux cotisations sociales. Une piste de recettes allant à rebours du souhait du Premier ministre de permettre son déblocage anticipé sans impôt ni cotisation pour soutenir la consommation.
La Sécurité sociale est confrontée à des déficits importants et pour les éponger, le Gouvernement envisagerait de supprimer la « niche sociale » de l’épargne salariale. Elle bénéficie d’un régime plus favorable face au salaire, les salariés ne payant que la CSG et la CRDS et les employeurs étant soumis à un forfait social. Ce régime pourrait être maintenu uniquement jusqu’à 3000 euros par an à l’avenir. Autre piste à l’étude, la création d’une contribution d’assurance maladie, supportée à la fois par l’employeur et par le salarié, sur les sommes supérieures à 3000 euros. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a toutefois écarté toute idée de taxation, soutenant au contraire une proposition de loi autorisant les salariés à débloquer 5000 euros d’épargne salariale par anticipation sans impôts ni cotisations. Il a demandé l’inscription du texte à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour un examen avant la fin de l’année.