Il vous reste un peu moins de trois mois pour corriger votre déclaration de revenus 2025 sur le site des impôts. En cas d’erreur en votre défaveur, vous serez remboursé des impôts pays en trop. En cas d’erreur en défaveur du fisc, il vous dispensera de pénalités si vous êtes de bonne foi.
Le service de télécorrection facilite la correction des déclarations après l’envoi des avis d’imposition. Vous y avez accès si vous avez déclaré vos revenus de 2025 par internet, de manière tacite ou sur smartphone ou tablette. Connectez-vous à votre espace particulier sur le site des impôts, rubrique « Accéder à la correction en ligne », le service est ouvert jusqu’au 30 novembre.
La plupart des erreurs et omissions commises au printemps peuvent être réparées. Vous pouvez modifier vos revenus imposables, vos charges déductibles, les personnes comptées à votre charge ainsi que les éléments de calcul de vos réductions d’impôt et de votre impôt sur la fortune immobilière. Seule limite, si vos corrections conduisent à minorer vos impôts de 2026, le fisc peut vous demander des explications et des justifications avant de l’accepter, et la rejeter s’il l’estime infondée. Vous devrez alors déposer une réclamation contentieuse ou agir en justice pour tenter d’obtenir gain de cause.
Le fisc ne rejettera pas votre correction à la baisse si elle est justifiée. Par exemple, si vous avez oublié de déclarer une charge déductible que vous pouvez justifier (la pension alimentaire versée à un enfant majeur étudiant non rattaché à votre foyer fiscal, par exemple). Dans ce cas, il vous adressera un avis d’imposition rectificatif indiquant le nouveau montant de vos impôts de 2026, ainsi que ceux payés en trop à vous restituer.
Si votre correction aboutit à majorer vos impôts de 2026, si vous ajoutez un revenu imposable oublié par exemple, le fisc recalculera leur montant à la hausse et il vous adressera un avis rectificatif indiquant le complément à régler. Cette rectification spontanée de votre déclaration vous permettra toutefois de bénéficier du droit à l’erreur accordé aux contribuables de bonne foi. Vous échapperez à la pénalité de 10% encourue en cas de redressement fiscal, à celle de 40% ou de 80% applicable en cas de mauvaise foi ou de fraude, et votre supplément d’impôt sera assorti d’un intérêt de retard réduit de moitié (0,1% par mois au lieu de 0,2%). Vous serez même dispensé de tout intérêt si votre erreur n’a pas réduit votre base d’imposition de plus de 5%.