Les échéances fiscales s’enchaînent en fin d’année pour les propriétaires. Après votre solde d’impôt sur le revenu en septembre, vous devrez régler votre taxe foncière en octobre et votre taxe d’habitation en décembre.
Vous êtes redevable de la taxe foncière pour les biens immobiliers dont vous étiez propriétaire le 1er janvier 2026, peu importe l’usage (résidence principale, secondaire, logement loué, vacant, etc.) incluant ceux vendu depuis. Sauf paiement par prélèvements mensuels, option possible jusqu’au 30 juin, vous la réglerez au plus tard le 15 octobre, ou le 20 octobre en cas de paiement sur internet ou par prélèvement à l’échéance.
Vous êtes aussi redevable de la taxe d’habitation si vous êtes propriétaire d’un logement meublé affecté à votre résidence secondaire ou à des locations touristiques. Le cas échéant, vous êtes aussi redevable de la surtaxe d’habitation si votre bien est situé en zone tendue. Là encore, sauf option pour la mensualisation, vous la réglerez au plus tard le 15 ou le 20 décembre prochain.
Si vous êtes propriétaire d’un logement vide de meuble, la taxe d’habitation n’est pas due. Mais s’il est situé dans une zone tendue et inoccupé depuis au moins un an au 1er janvier 2026, vous êtes redevable de la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV). Hors zone tendue, vous échappez à ces deux taxes, mais vous êtes redevable de la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) si le logement est situé dans une commune l’ayant instaurée et est inoccupé depuis plus de deux ans. Ces taxes seront également payables en décembre.
Vos impôts locaux sont calculés sur la base de la valeur locative cadastrale de vos biens, valeur censée représenter le loyer annuel qu’ils produiraient s’ils étaient loués. Pour les logements, on est loin du compte car leur évaluation date de 1970, elle n’a été actualisée qu’une fois en 1980, et elle est depuis revalorisée chaque année en fonction d’un coefficient (l’inflation depuis 2018).
Contester cette base d’imposition est donc tentant car les données dont dispose le fisc pour l’établir sont rarement à jour. Elles sont regroupées dans les fiches d’évaluation de vos biens (n° 6675 M), récupérables auprès de votre centre des impôts fonciers. Les erreurs de description sont légion. Toutefois, mieux vaut être assisté d’un expert en fiscalité pour les dénicher. Il vérifiera si la surface pondérée de votre bien est exacte ou si le standing retenu à la construction correspond toujours à la réalité. Il vous aidera aussi à réunir des preuves solides pour appuyer votre contestation, et s’assurera que les travaux passés ont bien été déclarés pour qu’elle ne vire pas au redressement.