Tendances Bourses : un bilan de la semaine écoulée sur les marchés français et étrangers.
Le CAC 40 résiste malgré les aléas
La Bourse de Paris a été bousculée ces derniers jours. D’une part, la flambée des prix de l’énergie, alimentée par les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, a ravivé les craintes inflationnistes. Et d’autre part, la décision de la BCE de relever ses taux d’intérêt a accentué les inquiétudes des investisseurs. Par ailleurs, la dette française est restée au centre des préoccupations : le taux de l’OAT à dix ans a dépassé 4,50 %, un niveau inédit depuis 2008, et l’écart de rendement avec le Bund allemand s’est maintenu à des niveaux records depuis 2012.
Cette tension traduit la défiance des investisseurs envers la trajectoire budgétaire française, dans un contexte de déficit élevé. Enfin, sur la planète IA, les valeurs exposées ont subi une violente correction après des appels de géants de la tech à ralentir son développement. Ainsi, le CAC 40 a perdu 0,49 % jeudi dernier, avant de remonter le lendemain avec une progression de 0,78 %. Après le week-end, l’indice parisien a cédé 0,76 % lundi, puis 0,34 % mardi. Il clôture en légère hausse de 0,62 % à 8 140,59 points ce mercredi, ne perdant que 0,20 % sur la semaine. Du côté des valeurs, Thales signe la meilleure performance (+ 6,7 %) sur la période, quand Stellantis termine lanterne rouge en glissant de 5,2 %.
Gros risques et petites baisses
Face à des contrariétés multiples, les grandes places boursières des États-Unis ont reculé au terme de la séquence de cinq séances qui s’est achevée mardi soir. Sur cette période, le S&P 500 a cédé 1,14 % à 7 585,73 points, le Nasdaq Composite reculant de 1,66 %. Ce qui est peu face à un cocktail de mauvaises nouvelles : après la forte perturbation du détroit d’Ormuz par lequel transitent 25 % des échanges maritimes de pétrole et près de 20 % de celui de GNL, selon l’AIE, c’est maintenant celui de Bab el-Mandeb (environ 12 % et 8 % respectivement) qui est menacé. Le baril de Brent, qui début juillet testait les 70$, s’est approché des 110$, et le « 10 ans » a dépassé 5 %, une première depuis 2007.
Face à l’inflation énergétique, et contrairement aux anticipations d’il y a un mois, la Fed vient de relever ses taux directeurs. En outre, l’une des IPO les plus attendues de l’année, celle d’OpenIA, n’aura finalement pas lieu en 2026 : son DG, Sam Altman, a déclaré à Fortune que « le moment serait mal choisi » alors que la société travaille sur les questions de sûreté fondamentale que pose l’IA. En Asie, le « 10 ans » japonais a dépassé les 3 %, un record de 30 ans, le Nikkei 225 a reculé pour les mêmes raisons d’environ 2 %, tout comme en Chine le CSI 300 et le Hang Seng. En Europe enfin, le DAX 40 allemand a cédé 2,33 %, le « 10 ans » allemand ayant dépassé 3,50 %, du jamais vu depuis 2011.